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Nationale

Retour de Mokri : Le MSP marque son territoire

Retour de Mokri : Le MSP marque son territoire

C’est une transition en douceur au sein du MSP. Abderrezak Mokri a repris avant-hier la présidence de son parti, six mois après l’avoir octroyée à Abdelmadjid Menasra, dans le cadre d’un processus de fusion organique entre le MSP et le Front du changement.

Il s’agira de la dernière étape de ce processus, puisque Mokri va assurer la gestion jusqu’à l’organisation d’un congrès extraordinaire qui va sceller l’unité entre les deux partis politiques.

Ce congrès est prévu en mai 2018 et verra la nomination d’un président pour un mandat de quatre ans, ainsi que la mise en place des structures dirigeantes, comme le conseil consultatif et le bureau national.

Lors de la cérémonie de passation des consignes, Mokri n’a pas caché que le MSP vise à élargir son projet de fusion, en lançant des contacts poussés avec d’autres mouvements de la mouvance islamiste.

Il dira dans ce sens que des pourparlers sont en cours avec des responsables d’Ennahda, pourtant engagés dans un autre processus d’unification avec deux autres partis politiques, El Adala de Djaballah et El Bina. Il a ajouté qu’au sein du MSP « il n’y avait pas de différends mais de simples divergences de vues ».

S’agissant des perspectives d’une plus large concertation avec les formations de l’opposition, le président du MSP compte également contacter d’autres partis membres de la défunte Coordination nationale des libertés et de la transition démocratique, associés dans la plate-forme de Mazafran dans un nouveau cycle pour le

Lors de son intervention, Mokri n’a pas changé son style et son discours radical, indiquant une nouvelle fois que le choix du MSP de ne pas participer au gouvernement « est un choix souverain décidé par le congrès » et que cette position « lui vaut actuellement le respect des citoyens et des acteurs politiques ».

Autrement dit, il n’est pas question pour le MSP de réintégrer prochainement le gouvernement Ouyahia, dans la perspective d’un remaniement dont on dit qu’il serait imminent, dès le début de l’année prochaine.

Avec des positions radicales et une opposition frontale, le retour de Mokri aux rênes du premier parti islamiste du pays devrait réanimer encore le débat politique, d’autant que les enjeux électoraux et leurs pressions auront disparu.

D’ailleurs, l’ancien poulain de feu Nahnah, le père spirituel du parti, n’a pas manqué de marquer son retour avec des phrases assassines et des piques politiques bien ciblées. Il a ressorti encore, pour l’exemple, l’histoire des 1 000 milliards de dollars « gaspillés « , selon lui, en affirmant « qu’il est temps de demander des comptes. »

« Les responsables de ce gaspillage sont les partis du pouvoir, à savoir le FLN, son président, son SG, ses députés, ses élus, mais aussi le RND, son président, ses députés et ses élus », accuse Mokri.

Des accusations qui ne manquent pas de piquant et risquent même d’envenimer et d’attiser les tensions. En tous cas, Mokri veut marquer rapidement son territoire et ajuste la base de son parti vers une ligne politique d’opposition totale au gouvernement.

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