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Culture

Retour à la ville natale

Retour à la ville natale

Décédé ce vendredi 1er mai, dans la matinée, à l’hôpital Mustapha-Pacha à Alger, le réalisateur Amar Laskri, président de l’association artistique de cinéma Lumières, sera inhumé à Annaba.
Hospitalisé à plusieurs reprises, Amar Laskri dont l’état de santé s’est détérioré ces derniers temps a rendu l’âme dans la matinée de ce vendredi.

Son corps doit être transféré à Annaba où il doit être enterré. Agé de 73 ans, il aura laissé un legs de quatre longs métrages : Patrouille à l’est (1972), El Moufid (1978), Les Portes du silence (1987), Fleur de lotus (1998). Egalement trois courts métrages dont Le Communiqué en 1969. Il a aussi contribué à la réalisation d’un film de fiction collectif, L’Enfer à dix ans (1968) en assurant un épisode. 

Ces œuvres ont toutes un dénominateur commun, la guerre d’indépendance nationale et/ou la lutte anticoloniale. Ce regretté cinéaste a présidé l’association de cinéma Lumières jusqu’à ce qu’il rende l’âme.

Une association constituée de professionnels du secteur de l’audiovisuel, fondée le 19 mars 1998 dans le contexte de la dissolution des entreprises nationales de l’audiovisuel (CAAIC, ENPA, ANAF), l’objectif principal étant de relancer l’activité cinématographique et de la promouvoir.

Auparavant, Amar Laskri a dirigé le Centre algérien pour l’art et l’industrie cinématographique (CAAIC) de 1996 à 1998, date de sa dissolution. Après avoir poursuivi de des hautes études de cinéma, de théâtre et de télévision à Belgrade (ex-Yougoslavie) entre 1962 et 1966, il entamera sa carrière de réalisateur dès 1967. Natif de la commune Ain Al Berda (22 janvier 1942) dans la wilaya d’Annaba, Amar Laskri a étudié au lycée Saint-Augustin.

Il a participé à la grève nationale des étudiants, entamée le 19 mai 1956 avant de rejoindre les rangs des combattants à l’âge de 15 ans. En 2011, il a affirmé dans un entretien accordé au quotidien Soir d’Algérie qu’il veut réaliser un film sur Franz Fanon, « cela reste à l’état de projet, j’ai seulement en tête le titre provisoire : « De Fort-de-France à Aïn Kerma, itinéraire d’un homme libre ».

Il a également confié son hésitation entre l’option d’un documentaire ou d’un film de fiction, « en l’absence de salles de cinéma, faut-il alors opter pour un documentaire qui sera diffusé par la télévision notamment ? ». Le 24 févier dernier, l’association Mechaal Echahid lui a rendu hommage, lors d’une cérémonie, pour ses contributions au cinéma et à la lutte durant la guerre de libération nationale.

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