Retour à la normale dans les relations entre l'Algérie et la France – Le Jeune Indépendant
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Retour à la normale dans les relations entre l’Algérie et la France

Retour à la normale dans les relations entre l’Algérie et la France

C’est l’apaisement dans les relations algéro-francaises avec l’annonce du retour, jeudi 6 janvier, à son poste de l’ambassadeur à Paris Mohamed Antar Daoud était très attendu depuis la visite à Alger du ministre français des Affaires étrangères. Antar Daoud occupait à ce jour le poste ambassadeur d’Algérie à Monaco avec résidence à Paris depuis la crise diplomatique entre l’Algérie et la France

Le diplomate algérien a été rappelé par Alger samedi 2 octobre dernier en réaction aux propos révélés le même jour par le journal Le Monde et tenus deux jours auparavant (30 septembre) par le président français à l’égard de l’Algérie.

Emmanuel Macron avait remis en cause l’existence de l’Algérie en tant que nation avant la colonisation française en 1830 et qualifié ses dirigeants de « système politico-militaire » qui entretient « la rente mémorielle » depuis 1962.

Alger avait aussi fermé son espace aérien aux avions de l’armée française participant à l’opération Barkhane au nord-Mali.

La crise aura duré plus de trois mois. Les prémices d’un retour à la normale ont été entrevues en novembre lorsque le ministre algérien des Affaires étrangères Ramtane Lamamra avait qualifié pour la première fois des propos d’un conseiller de M. Macron de « raisonnables » et « respectueux ».

Le 8 décembre, Le Drian a effectué une visite surprise à Alger, qui sera suivie par l’aval des autorités françaises à la nomination de 9 consuls algériens en France.

Annoncé depuis à plusieurs reprises par des sources médiatiques, le retour de l’ambassadeur d’Algérie à Paris est désormais officiel. Il vient d’être confirmé par la présidence de la République ce mercredi 5 janvier.

L’annonce a été faite à l’issue d’une audience accordée par le président de la République au diplomate. « Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a reçu, ce jour, l’ambassadeur d’Algérie en France, Mohamed Antar Daoud, qui reprend ses fonctions à Paris jeudi 6 janvier 2021 », indique un communiqué de la présidence de la République publié ce mercredi 5 janvier.

Lors d’une rencontre, le jeudi 30 septembre, avec un groupe de 18 jeunes des descendants d’acteurs de la guerre d’Algérie, de tous les bords, le président français a accusé la classe dirigeante en Algérie de vivre de la « rente mémorielle », soulignant que la dernière restriction sur les visas était justement destinée contre cette classe.

Macron s’est pris ensuite aux institutions algériennes en soutenant que « le système algérien est fatigué et que le hirak l’a fragilisé ». Et d’ajouter, « j’ai un bon dialogue avec le président Tebboune mais je vois qu’il est pris dans un système qui est très dur », laissant entendre que Tebboune n’a pas les coudées franches.

Interrogé sur sa dernière décision de réduire de moitié le nombre de visas accordés au Algériens, Macron a ouvertement assumé que les restrictions visent en premier lieu les responsables algériens.

Mardi 28 septembre, le porte-parole du gouvernement français, Gabriel Attal, a annoncé la décision des autorités de son pays de réduire à 31500 le quota de visas à accorder aux Algériens pendant les six prochains mois, soit la moitié du total délivré durant la même période de l’année 2020.

Macron s’est ensuite tourné sur ce qu’il a appelé « un discours qui repose sur une haine de la France » en faisant référence à la question mémorielle. Selon il existe une « rente mémorielle » en Algérie entretenue par « le système politico-militaire ».

L’Algérie a exprimé son rejet « catégorique de l’ingérence inadmissible dans ses affaires intérieures » à la suite des propos non démentis que plusieurs sources françaises ont attribué nommément au Président de la République française, avait indiqué le 02 octobre 2021 la Présidence de la République dans un communiqué.

« A la suite des propos non démentis que plusieurs sources françaises ont attribué nommément au Président de la République française, l’Algérie exprime son rejet catégorique de l’ingérence inadmissible dans ses affaires intérieures que constituent lesdits propos », a précisé la même source.

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