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Culture

Retour à Khadda

Retour à Khadda

L’édition barzakh anime deux dédicaces de ses nouveaux livres, aujourd’hui, samedi 11 avril, à Alger. Celle du livre Eléments pour un art nouveau avec Naget Khadda, à la Librairie Générale, et celle de Le Miel de la sieste de Amin Zaoui, à la librairie Tiers monde, à 14h30.

Dans l’essai Eléments pour un art nouveau – textes de l’artiste peintre regretté Mohamed Khadda –, il y a selon la présentation de son épouse, l’universitaire Naget Khadda, le contenu de deux livrets que l’auteur avait publiés de son vivant, augmenté de textes parus ici ou là.

Ces deux livrets (Eléments pour un art nouveau, 1972 et Feuillets épars liés, 1983) sont aujourd’hui introuvables en librairie, quoique toujours cités dans la presse. Les autres textes sont disséminés dans des publications diverses et, de ce fait, difficiles d’accès.

Il a donc paru « nécessaire de rassembler et de remettre en circulation ces essais qui, désormais, font partie du corpus de documents portant sur l’activité culturelle initiée au moment de l’accession de l’Algérie à l’Indépendance ».

Le lecteur a ainsi l’opportunité de (re)découvrir l’érudition et le talent d’essayiste de celui qui fut l’un des fondateurs de la peinture algérienne moderne. Natif de Mostaganem en 1930, Mohamed Khadda est un artiste polyvalent, peintre, sculpteur, graveur. Il est l’un des principaux représentants des « peintres du signe ».

Amin Zaoui, lui, offre dans son roman Le Miel de la sieste une célébration de l’outrance et de la poésie, un hommage érudit et ludique aux Mille et une nuits.

Dans cette histoire jubilatoire, l’auteur se joue du lecteur. Il le conduit dans les méandres de récits enchâssés les uns dans les autres – divagations, fantasmes ou souvenirs réels ? – et pousse loin l’expérience du grotesque : Anzar, au crépuscule, hurle comme un loup ; un vrai chien, du nom de Socrate, jappe des slogans socialistes ; un homme, dans une photo, s’anime et prend la parole.

Succession de métamorphoses, de situations absurdes, inquiétantes parfois et souvent loufoques. Anzar Afaya souffre d’une malformation : ses testicules ont la particularité d’être asymétriques. Loin d’être une tare, cette anomalie se révèle un bienfait.

Quand il malaxe ses deux boules, son esprit vagabonde et se peuple de réminiscences. Surgissent alors l’oncle Wardane, le coiffeur Langlizi, Hana-la-dodue ou encore At-taureau ; mais aussi Rachel, Ghita, Khira, les femmes aimées, semblant toutes se confondre en une seule : Malika sa cousine, ou peut-être sa sœur… 

Eléments pour un art nouveau
Mohamed Khadda
Essai
266 pages 
900 DA

Le miel de la sieste
Amin Zaoui
Roman
266 pages
600 DA

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