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Nationale

Retirée de la liste du GAFI: Les reformes de Tebboune font triompher l’Algérie à Paris

Retirée de la liste du GAFI:  Les reformes de Tebboune font triompher l’Algérie à Paris
Consécration des reformes menées depuis 2020

C’est une consécration historique des reformes menées depuis 2020 par le président de la république Abdelmadjid Tebboune et une victoire pour la diplomatie financière algérienne. Réunis en session plénière ce vendredi 19 juin 2026 à Paris, les membres du Groupe d’action financière (GAFI) ont voté à l’unanimité le retrait de l’Algérie de la liste des juridictions sous surveillance renforcée. Cette décision majeure valide les réformes de fond menées par Alger et ancrées dans les standards internationaux les plus exigeants de transparence et d’intégrité économique.

L’Algérie a été officiellement et unanimement retirée de la « liste grise », qui regroupe les pays soumis à une surveillance renforcée en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive (LBC/FT).

L’importance de l’événement s’est reflétée dans le rang de la délégation algérienne présente à Paris, menée conjointement par le ministre des Finances et le gouverneur de la Banque d’Algérie. Ce déplacement de haut niveau illustre le caractère hautement stratégique que revêt ce dossier pour l’exécutif national. Saluée par l’ensemble des délégations internationales, cette sortie de la liste grise consacre l’efficacité des réformes structurelles menées par l’Algérie et confirme sa pleine conformité avec les normes financières mondiales.

Au cours des débats, les membres du GAFI ont chaleureusement félicité l’Algérie pour les progrès remarquables accomplis dans l’exécution de son plan d’action. L’instance internationale a tenu à mettre en avant les « efforts exceptionnels » déployés par l’ensemble des institutions nationales concernées (secteur bancaire, justice, services de sécurité, cellule de renseignement financier).

Plus encore, le GAFI a souligné l’engagement constant, personnel et déterminé des plus hautes autorités de l’État. Ce pilotage politique rigoureux a permis une mobilisation exemplaire de tous les acteurs économiques et régulateurs du pays. Pour la communauté internationale, le résultat obtenu par Alger est la preuve par le fait d’une volonté politique inflexible, adossée à une résilience accrue de son système financier.

Le fruit d’une refonte législative           

Ce succès n’est pas le fruit du hasard, mais l’aboutissement d’un processus de modernisation législative accéléré au cours des dernières années. L’Algérie a radicalement musclé son arsenal juridique pour tarir les sources de financement illicites et s’adapter aux nouvelles menaces transnationales.

Cette dynamique de transformation s’est matérialisée par des jalons majeurs, à commencer par la refonte de la loi relative à la prévention et à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Ce texte fondamental a été profondément amendé pour élargir le champ des infractions, durcir les sanctions pénales et renforcer les obligations de diligence (procédure « Know Your Customer » – KYC) imposées aux institutions financières et aux professions non financières désignées. En parallèle, la modernisation de la CTRF (Cellule de Traitement du Renseignement Financier), véritable tour de contrôle du dispositif, a permis d’élargir ses prérogatives, de renforcer ses capacités d’analyse technique et de fluidifier sa coopération internationale pour assurer une détection précoce des flux de capitaux suspects. Sur le plan opérationnel, la Banque d’Algérie a resserré les mailles du filet concernant les transferts de devises et la traçabilité des transactions transfrontalières, tout en accélérant la numérisation des moyens de paiement pour réduire la part de l’informel. Enfin, le dispositif a été complété par un encadrement rigoureux des associations et des flux de capitaux à but non lucratif afin d’éviter le dévoiement de l’action caritative à des fins de financement du terrorisme, instaurant ainsi un cadre strict de transparence financière pour le secteur associatif.

En se conformant aux recommandations du GAFI, l’Algérie lève l’un des principaux freins psychologiques et techniques aux investissements directs étrangers (IDE).

Vers un climat d’affaires assaini et attractif

Au-delà de l’aspect sécuritaire et réglementaire, le retrait de l’Algérie de la liste grise possède une portée économique majeure. La présence sur cette liste imposait mécaniquement des mesures de vigilance renforcées de la part des banques correspondantes étrangères, ce qui alourdissait les coûts et les délais des transactions commerciales internationales pour les entreprises algériennes.

Aujourd’hui, cette décision redonne une bouffée d’oxygène à l’économie nationale. Elle conforte la confiance de la communauté internationale et des institutions financières multilatérales (Banque mondiale, FMI, banques d’affaires internationales) dans la solidité et la transparence du système bancaire national. Dans un contexte où l’Algérie cherche activement à diversifier son économie, à attirer les capitaux étrangers et à stimuler ses exportations hors hydrocarbures, ce label de « bonne conduite financière » est un argument de poids.

L’Algérie démontre ainsi qu’elle ne transige pas avec l’intégrité financière. En intégrant le cercle des nations respectant les standards les plus rigoureux, le pays s’assure une crédibilité renforcée sur la scène économique globale, ouvrant la voie à une intégration plus fluide et dynamique dans les flux financiers internationaux. 



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