Examen de 5e année : La volte-face du ministre de l’Education  – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Examen de 5e année : La volte-face du ministre de l’Education 

Examen de 5e année : La volte-face du ministre de l’Education 

Le ministre de l’Education nationale, Abdelhakim Belabed, est revenu sur sa décision de suspendre l’examen de cinquième année primaire prise l’année dernière, en annonçant son rétablissement à partir de 2023. Une décision qui a suscité moult interrogations sur les nouvelles mesures qui accompagneront ce rétablissement. 

Dans une déclaration à la presse, à l’issue de sa visite au siège de la direction de l’éducation d’El-Meghaïer où il s’est enquis du déroulement de l’examen du BEM, M. Belabed a indiqué qu’à compter de l’année scolaire 2022-2023, l’examen de fin du cycle primaire, suspendu exceptionnellement cette année, sera rétabli selon « de nouvelles données et une nouvelle approche », de manière à « augmenter les chances de réussite des élèves et faciliter leur progression dans le système scolaire ». 

Pour rappel, l’année dernière, le département de Abdelhakim Belabed avait décidé d’annuler l’épreuve de cinquième année suite à « une étude approfondie et exhaustive de l’efficacité de cet examen sur les plans de la pédagogie, de l’enseignement et de l’évaluation ». Les syndicats, qui regrettent ne pas être, comme toujours, consulter ou associer aux différentes décisions prises par le ministère, se disent pour le rétablissement de cet examen de passage au collège à condition, disent-ils, que ce soit un examen d’évaluation qui permette de connaître le niveau des élèves et de les mettre dans le bain des examens, et ce afin de les préparer pour les futurs examens nationaux. 

Contacté par le Jeune Indépendant, Meziane Meriane, pédagogue et ex-président du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique, juge que cet examen reste indispensable pour assurer l’évaluation des élèves de 5e année primaire. « La suspension de l’examen de 5e était conjoncturel et la cause c’était la pandémie. Toutefois, le supprimer sans pour autant trouver un motivant pour nos élèves serait une erreur », a-t-il indiqué. 

Selon lui, l’examen de fin de cycle primaire motive les élèves de 5e année et sa suppression sans un palliatif motivant serait désastreux pour l’apprentissage des enfants. « Passer au collège sans examen n’est pas un palliatif, d’où la nécessité de trouver un moyen pour motiver les élèves à s’intéresser aux cours, apprendre leurs leçons et bien travailler à l’école », a-t-il expliqué. « Cet état de fait, on l’a constaté en 2012 avec la suppression de l’examen pour ceux qui ont fait six ans à l’école primaire. Les résultats ont chuté dès que le ministère a annoncé, au mois de janvier, qu’il n’y aurait pas d’examen de passage au collège ». 

Pour le syndicaliste et pédagogue Nabil Ferguenis, l’examen de cinquième n’est pas pour autant utile puisque la quasi-majorité des élèves passe au collège. Il confirme l’information selon laquelle l’examen serait peut-être régional ou alors que chaque wilaya aurait son propre sujet. « Rien n’est sûr mais c’est ce qui se dit dans les coulisses du ministère », a-t-il souligné. 

Selon lui, il est indispensable que l’examen ne soit pas conçu comme une sanction mais plutôt comme une évaluation de l’élève. « L’enfant doit être évalué pour identifier ses lacunes et y remédier afin qu’il puisse avancer dans ses études, mais il ne doit pas être sanctionné. Ne pas réussir cette évaluation va le démotiver. Il faut donc un test qui ne soit pas un obstacle mais une motivation », explique-t-il.

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