Résolution 2602 de l'ONU: "Un appui à la violation du droit international" au Sahara occidental – Le Jeune Indépendant
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Résolution 2602 de l’ONU: « Un appui à la violation du droit international » au Sahara occidental

Résolution 2602 de l’ONU: « Un appui à la violation du droit international » au Sahara occidental

Le Groupe de Soutien de New York pour l’Indépendance du Sahara Occidental a dénoncé, ce jeudi, le soutien à la violation du droit international au territoire occupé à travers l’adoption par le Conseil de Sécurité de l’ONU de la résolution 2602 (2021) le 29 octobre dernier. C’est ce que révèle un communiqué dont le Jeune Indépendant a reçu une copie.

Les 303 organisations internationales, membres du groupe de soutien au peuple sahraoui, ont exprimé leur plus profonde préoccupation suite à l’adoption de cette résolution, soulignant qu’une fois de plus, le Conseil de sécurité de l’ONU a été contraint par certains de ses membres permanents à s’abstenir d’appliquer le droit international dans le territoire non autonome du Sahara occidental.

Le groupe de New York a regretté le fait que depuis le retrait de troupes espagnoles le 26 février 1976, le Sahara Occidental est devenu le seul territoire non autonome sous occupation militaire illégale et sans puissance administrante internationalement reconnue faisant rapport au Secrétaire général de l’ONU conformément à l’article 73 de la Charte des Nations Unies.

Il  rappelle également que les termes du Plan de Règlement soumis conjointement par le Secrétaire Général des Nations Unies et le Président de l’Assemblée des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’OUA, approuvé par le Conseil de Sécurité, prévoyaient que «le peuple du Sahara Occidental choisira, librement et démocratiquement, entre l’indépendance et l’intégration au Maroc » et que «le référendum devrait être organisé 24 semaines après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu ».

Le cessez-le-feu étant entré en vigueur le 6 septembre 1991, le référendum sur l’autodétermination du peuple sahraoui aurait dû être organisé entre fin février et début mars 1992. Au fil des années, la puissance occupante, le Royaume du Maroc, a empêché les Nations Unies d’organiser le référendum au Sahara Occidental.

De plus, ces dernières années, le Roi du Maroc et des représentants éminents du gouvernement marocain ont réaffirmé à plusieurs reprises qu’ils considèrent le territoire non autonome occupé du Sahara Occidental comme faisant partie du Royaume.

 Pour les membres du groupe de New York,  en adoptant la résolution 2602, « le Conseil de sécurité s’éloigne une fois de plus des principes fondamentaux du droit international relatifs au processus de décolonisation d’un territoire non autonome consacrés par la Charte des Nations unies et les résolutions pertinentes de l’Assemblée générale des Nations unies », notamment la résolution 1514 intitulée « Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux ».

Le document relève qu’en taisant les violations systématiques, généralisées et graves du Droit International Humanitaire et des Droits de l’Homme commises par le Makhzen et en bloquant toute visite par un quelconque mécanisme indépendant et crédible, le Conseil de Sécurité des Nations Unies ne contribue pas au maintien de la paix et de la sécurité au Maghreb et au développement de relations amicales entre les nations basées sur le respect du principe de l’égalité des droits et de l’autodétermination des peuples consacré par la Charte des Nations Unies et l’Assemblée Générale 2625.

Au contraire, « elle encourage le Royaume du Maroc, qui a augmenté ses dépenses militaires de 50% au cours des 10 dernières années et vient d’adopter un plan d’achat de matériel militaire de 22 milliards de dollars US, à poursuivre en toute impunité son occupation illégale et l’annexion du Territoire Non Autonome du Sahara Occidental ».

Et d’ajouter : « En refusant de remplir ses obligations, le Conseil de sécurité de l’ONU a manqué une occasion précieuse d’apporter la paix et la justice au territoire et à son peuple et de donner à M. Staffan de Mistura, l’envoyé personnel du Secrétaire général au Sahara Occidental, les moyens de trouver une solution à la question du Sahara Occidental, en accord avec les normes pertinentes du droit international et en conformité avec le mandat principal de la MINURSO, l’organisation d’un référendum libre et démocratique pour l’autodétermination du peuple sahraoui ».

Le Groupe de New York, qui appelle tous les États à geler toutes les livraisons de matériel de guerre au Royaume du Maroc tant qu’un référendum libre et démocratique pour l’autodétermination n’aura pas eu lieu, tient les Etats-Unis et la France pour premiers responsables de l’occupation illégale du Sahara Occidental et surtout de la violence systématique subie par le peuple sahraoui et de la reprise du conflit armé au Sahara Occidental en novembre 2020.

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