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Nationale

Reprise demain du procès du bourreau de Laâqiba

Reprise demain du procès du bourreau de Laâqiba

Le président du tribunal criminel d’Alger, Abdenour Amrani, demain se prononcera, dans le procès tant attendu du bourreau et sanguinaire répondant aux initiales de Ch. Kh. Le mis en cause est poursuivi pour avoir assassiné trois personnes dont un nouveau-né et un policier, suite à la demande de son avocat qui a sollicité un délai pour pouvoir préparer sa plaidoirie.

Appelé à la barre, l’assassin de ses trois victimes s’est levé et a lancé sans hésitation aucune à l’attention du juge en charge du dossier qu’il a introduit un pourvoi en cassation concernant l’arrêt de renvoi de la chambre d’accusation de la cour d’Alger, quant aux griffes retenues contre lui notamment en ce qui concerne les homicides volontaires avec préméditation et guet apens.

L’incriminé estime que les accusations portées à son encontre ne reposent sur aucune preuve légale !
Cette regrettable affaire qui a jeté en émoi toute la population du quartier Laâqiba, a drainé une foule nombreuse dans la salle 2 du Palais de la justice où devait se dérouler l’affaire.

Le locataire de l’établissement pénitentiaire d’El Harrach a avoué rappelons-le, trois jours après son interpellation et son arrestation par les éléments de la police judiciaire de la Sûreté de daïra d’Hussein Dey, soit le 14 avril 2014, tous les faits qui lui ont été reprochés. Il a tout d’abord reconnu avoir mis fin aux jours d’un ancien élément de la police judiciaire de la Sûreté d’Alger, dont le corps a été retrouvé décapité, incinéré et abandonné dans l’enceinte même du cimetière El-Kobaihia de Rouiba.

Il a également reconnu, au cours de son interrogatoire, être à l’origine de deux autres crimes abominables, perpétrés cette fois-ci en plein cœur du quartier populaire de Mohamed-Belouizdad (ex-Belcourt). L’assassin présumé de ces trois actes criminels est issu d’une famille riche et très connue à la cité de Laâqiba. Il gérait, de manière illégale et anarchique, un parking situé à l’ancien siège de la société Coca-Cola. Pour rappel, ce parking a été récupéré et transformé par la commune de Belouizdad dans le cadre de l’emploi des jeunes. 

Le mis en cause, répondant aux initiales de Kh. Ch., la trentaine à peine entamée, mariée et père de deux enfants, étudiant à la faculté des sciences juridiques et administratives de Ben Aknoun et sans antécédents judiciaires, n’a pu tenir face au professionnalisme des éléments de la police judiciaire de la Sûreté d’Hussein Dey. 

Les investigateurs ont en effet réussi, grâce à une enquête minutieuse de quelques jours seulement basée sur des informations parvenues à leur service, à identifier l’auteur présumé. 

Ce dernier a donc fini par reconnaître tous les faits qui lui avaient été reprochés lors de l’enquête préliminaire concernant l’assassinat du policer, le frère du chanteur Sid-Ali Dziri.

Il a reconnu avoir assené plusieurs coups de couteau à sa victime avant de décider de se débarrasser définitivement du corps en le coupant en petits morceaux avant de le brûler, car la victime lui faisait du chantage, exigeant de lui des sommes faramineuses contre son silence sur les deux autres crimes commis.

Selon des renseignements concordants, le mis en cause a d’abord avoué aux enquêteurs avoir assassiné sa propre progéniture, qu’il a eu de manière illégale avec une jeune fille qui souffrait de troubles psychiatriques.

A propos de cet acte ignoble, l’auteur présumé, qui a été déféré devant le procureur de la République du tribunal d’Alger – celui-ci a demandé au juge d’instruction l’ouverture d’une enquête judiciaire – a dévoilé aux enquêteurs l’endroit où il a enterré le nouveau-né. « Je l’ai étranglé puis enterré dans l’enceinte de l’ancien siège de la société Coca-Cola… ».

Il a par ailleurs reconnu avoir assassiné et enterré, au même endroit, un voisin, porté disparu depuis plus de deux mois, suite à un litige financier qui les opposait. La victime travaillait avec lui et était même très proche de lui. Il jetait des regards évasifs sur son épouse qui le soutenait du fond de la salle.

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