-- -- -- / -- -- --
Nationale

Répression féroce du Makhzen contre les manifestants

Répression féroce du Makhzen contre les manifestants

Selon un bilan provisoire, au moins 15 jeunes manifestants ont été blessés et hospitalisées, suite à des émeutes avec les policiers.

La ville d’Al Hoceima a connu lundi dernier, premier jour de l’Aid el Fitr au Maroc, de violents affrontements entre les manifestants et les éléments de la sûreté. Le bilan des blessés et des détenus de ce jour n’est pas encore connu.

Des sirènes d’ambulances dans de nombreuses localités de la province d’Al Hoceima ont été entendues, ce qui dénote du nombre important de blessés. L’impressionnant dispositif sécuritaire mis en place tôt le matin, avec notamment l’installation de barrages tout au long des routes menant vers la capitale du Rif, n’a pas empêché la tenue de la marche programmée pour 15h pour réclamer la libération des centaines de détenus du « Hirak ».

Des dizaines de milliers de manifestants ont pu déjouer les plans des éléments de la sûreté et gagner leur destination à pied, en empruntant notamment des voies sinueuses à travers les montagnes entourant la ville.

La protestation a été accompagnée de nombreux heurts. Al Hoceima n’était pas le seul terrain de cette violence entre les deux camps. Les autres localités de la province comme Imzouren ont également connu une répression policière.

Les images et les vidéos qui circulent depuis quelques heures sur le net sont à ce titre des plus illustratifs. L’interdiction de rejoindre la grande marche de protestation via le verrouillage d’Al Hoceima faite aux habitants de certains villages par les autorités a largement contribué à cette escalade.

Ainsi, en début de soirée, la commune d’Ajdir a connu des échauffourées. Les jeunes ont lancé des pierres en direction des éléments de la sûreté qui ont riposté par des bombes lacrymogènes et la matraque. Des pneus ont été également incendiés et la fumée se dégageait du siège de la commune.

Par ailleurs certaines familles de détenus du « Hirak » ont hissé des drapeaux noirs sur leurs maisons en signe de deuil pour la liberté de leurs proches incarcérés. Lors des derniers jours du ramadan, les habitants d’Al Hoceima ont opté pour un nouveau mode de protestation en manifestant au rythme des casseroles.

Cette forme de protestation a remplacé les manifestations dans les rues d’Al Hoceima, Ajdir et Tamassint. Elle consiste à « faire du bruit » depuis les terrasses des maisons et les fenêtres en éteignant les lumières.

Une réponse « au blocus sécuritaire imposé ». Les populations d’Imzouren et des régions Ait Hdif, Ait Hachem et Midar ont pour leur part décidé d’investir les rues en solidarité avec les prisonniers du mouvement malgré la poursuite des arrestations. Les habitants se donnent rendez-vous sur un boulevard et se répartissent en groupe avant d’entamer leur marche.

Enfin, les détenus du mouvement Hirak ont refusé de signer des « imprimés » relatifs à la demande de grâce royale. Les autorités marocaines ont tenté en vain de faire signer des aveux contre leur libération aux détenus du Hirak, qui ont refusé de se prêter à ce chantage odieux.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email