Report du statut de l'éducation: Colère du Cnadem et du Cnapeste – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Report du statut de l’éducation: Colère du Cnadem et du Cnapeste

Report du statut de l’éducation: Colère du Cnadem et du Cnapeste

Après que le ministère de l’Education a été sommé, une nouvelle fois, par le chef de l’Etat de revoir sa mouture du statut particulier et du régime indemnitaire des travailleurs de l’éducation nationale, le Conseil national autonome des directeurs de l’enseignement moyen (Cnadem) et le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur de l’éducation (Cnapeste) souhaitent y être associés, appelant le président de la République à l’adoption urgente des nouveaux textes.

Le Cnadem, qui a tenu son conseil national les 23 et 24 février 2024 à Annaba, relève, dans un communiqué, les difficultés que rencontrent les directeurs des CEM, confrontés quotidiennement à une grande pression vu « l’injustice » à laquelle ils affirment être exposés à cause de la loi 12-240 du 29 mai 2012, modifiant et complétant la loi n° 08-315 du 11 octobre 2008, dont ils ne sont absolument pas convaincus.

Le syndicat, après la tenue de son sixième conseil national, dénonce la « méthode opaque » du ministère de l’Education qui aggrave les craintes des syndicats et des enseignants. Il a appelé, de ce fait, à une intervention urgente du président de la République pour « corriger cette distorsion dans la préparation d’un texte important pour une grande partie des travailleurs du secteur de l’éducation nationale ».

Le Cnadem demande au président de la République, « en sa qualité de protecteur de la Constitution », d’abroger le décret exécutif 336-33 qui empêche les directeurs de CEM de recourir à la grève comme moyen de protestation, en raison de sa violation flagrante de la Constitution.

Il réclame la classification du directeur de collège au grade le plus élevé au niveau de son établissement, au même titre que les inspecteurs des matières de l’enseignement moyen, et ce « en fonction des tâches énormes et nombreuses qui lui sont confiées ».

Le Cnadem tient également à avertir le ministère de tutelle quant à l’adoption de la philosophie de la loi 12-240 dans la nouvelle mouture du statut particulier des travailleurs du secteur de l’éducation nationale pour « son manque de réalisme et de faisabilité dans la garantie de la stabilité et de la coexistence pacifique entre les membres de la communauté éducative ».

Le syndicat exige que les propositions des directeurs de CEM soumises au ministère de tutelle en novembre 2021 soient prises en compte et exige d’être impliqués dans l’enrichissement du nouveau statut et du régime indemnitaire. Ils réclament qu’il leur soit remis une copie avant sa promulgation.

Le Cnadem tient à exprimer sa surprise suite aux déclarations du ministre de l’Education nationale devant les médias, notamment en sa qualité de responsable de la rédaction du statut particulier, limitant sa désignation à un département spécifique, excluant le reste de la communauté éducative. Il demande ainsi de maintenir l’ancienne appellation de la loi pour éviter de tomber dans le piège de la discrimination entre les différents grades et départements.

Il réclame la modification du décret exécutif 13-159 du 15/04/2013, précisant les fonctions extérieures décentralisées du ministère de l’Education nationale, de manière à garantir le droit aux directeurs de collège à être promus à tous les postes supérieurs en vertu de leurs fonctions éducatives et des missions pédagogiques, administratives et financières qui leur sont confiées en vertu de la loi d’orientation sur l’éducation 08-04.

Enfin, le conseil national du Cnadem appelle tous les directeurs de CEM du pays à prendre une position honorable et courageuse en se rassemblant autour de leurs revendications légitimes. Cela se fera, selon le syndicat, à travers la tenue de conseils de wilaya tout au long de la semaine de « la colère », qui débute à partir de la publication du communiqué du conseil et de la rédaction du P.-V., qui incluent des propositions de règles de lutte et d’éventuels mécanismes d’escalade pour le reste de l’année scolaire en cours.

Le Cnapeste réitère ses revendications

Le Cnapeste, qui a tenu son conseil national les 22, 23 et 24 février, a exprimé, lui aussi, son mécontentement et sa stupeur suite au report, une fois encore, de la promulgation du statut de l’enseignant.

Dans un communiqué rendu public, à l’issue des travaux de son conseil national, le Cnapeste a appelé le ministère de l’Education à impliquer tous les syndicats représentatifs dans la confection d’un nouveau statut pour les enseignants, conformément aux orientations du président de la République et aux suggestions du partenaire social.

Le syndicat a dénoncé la méthode de travail adoptée par le ministère de l’Education dans l’élaboration de ce document de base permettant la gestion des carrières du personnel pédagogique, avec la détermination des missions et des tâches de chacun, fixant et garantissant les droits socioprofessionnels des travailleurs de l’éducation nationale.

Le Cnapeste a profité de l’occasion pour remettre à jour sa plate-forme de revendications. Il s’agit, entre autres, de l’ouverture du régime indemnitaire et de la nécessité de l’associer à sa préparation et son enrichissement.

Il a insisté sur l’amélioration du pouvoir d’achat, l’actualisation de la dotation de la région, la révision du dossier d’inventaire des fonds et biens immobiliers et mobiliers des services sociaux ainsi que celle du dossier du logement, du dossier de la médecine du travail et enfin celui de la retraite.

Le Cnapeste a exprimé sa satisfaction quant aux décisions visant à moderniser et numériser les secteurs, estimant que l’objectif recherché est de simplifier et de faciliter les différents processus mais que la réalité du terrain démontre le contraire. « La numérisation s’est, d’une part, transformée en une restriction programmée à l’appréciation de la représentativité et de la liberté de pratiquer le travail syndical, garanti constitutionnellement, et d’autre part, les différents processus liés à la numérisation dans le secteur de l’éducation nationale se sont transformés en un obstacle provoquant des tensions qui menacent la stabilité dans les établissements d’enseignement », estime le syndicat.

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