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Nationale

Report du procès du casseur de Kouba

Report du procès  du casseur de Kouba

Ce n’est qu’à une heure tardive de l’après-midi d’hier que le président du tribunal criminel d’Alger, Bengherifa Menouar, a renvoyé le procès de Terfas Karim après avoir délibéré avec ses conseillers Khefache Omar et Fadila Intitene.

Le mis en cause faisait partie d’une dangereuse association de malfaiteurs spécialisée dans les vols qualifiés et dans les attaques à main armée. L’affaire a été ajournée au 22 décembre prochain sur demande des avocats de la défense, qui ont insisté sur la présence de deux accusés condamnés.

Le président en charge du dossier a ordonné au procureur général de transférer les accusés, qui seront entendus en qualité de témoins, de l’établissement pénitentiaire de Koléa. Pour rappel, l’inculpé faisait partie d’une dangereuse association de malfaiteurs qui ont accaparé une somme de trois milliards de centimes dans un hangar sis à la cité Jolie-vue de Kouba avec la complicité, non seulement du gardien du garage, mais aussi d’un ex-policier.

Le gardien du hangar, après s’être mis d’accord avec les autres malfaiteurs avait laissé le portail entrouvert et montré aux mis en cause où se trouvait le coffre-fort qui contenait pas moins de trois milliards de centimes. Les inculpés, sont pour la plupart sont des repris de justice spécialisés dans les vols qualifiés et la possession et la commercialisation de stupéfiants.

D’ailleurs lors de leur arrestation, les services de la police judiciaire de la sûreté de daïra d’Hussein Dey, suite à une minutieuse enquête, ont pu récupérer pas moins de 4,5 de kif traité. Les suspects ont, tout au long de leur audition nié toutes les accusations retenues à leur encontre, notamment par la chambre d’accusation de la cour d’Alger. 

L’un des accusés, Gh.M, a pointé un doigt accusateur sur l’ex-policier B. Abderzak, qui exerçait au sein de la sûreté urbaine de Baraki arguant que : « L’importante quantité de cannabis saisie dans son domicile familial appartenait à l’ex-policier et qu’il a été sommé de la garder chez lui par celui-ci ! ».

Les malfrats ont par ailleurs nié avoir ramené un véhicule de pour transporter le coffre-fort qu’ils ont abandonné dans un lieu isolé de la localité de Rouiba.

Le gardien K.Farid a au cours de son audition par le président en charge du dossier, tenté de faire croire que ses acolytes l’ont menacé de mort au cas où leur plan n’aboutissait pas : « Deux des inculpés m’ont ligoté et m’ont obligé à leur montrer l’endroit où se trouvait le coffre-fort. J’ai été libéré grâce à l’intervention du gardien d’une autre société ! ». 

Quant à l’ex-policier D. Abderzak qui a été poursuivi notamment pour possession de kif traité, il a clamé : « Je n’ai rien à voir dans cette affaire. Je fais l’objet d’un coup monté de toutes pièces et par les enquêteurs, et par les mis en cause. Ils veulent me coller une étiquette dont je ne suis pas porteur ! ».

Le procureur général a affirmé que toutes les preuves sont formelles notamment en ce qui concerne l’intention criminelle des inculpés qui, après avoir élaboré leur plan machiavélique, celui de voler le coffre-fort, l’ont abandonné dans un endroit isolé dans la localité de Rouïba. Le même procureur a requis au cours de son réquisitoire, des peines de dix à vingt ans de réclusion criminelle contre tous les accusés.

Les avocats de la défense coincés par les déclarations contradictoires de leurs clients et les demandes du procureur général, se sont contentés de demander des atténuantes conformément à l’article 53 bis du code pénal et l’article 592 du code de procédure pénale. A signaler que les faits de cette affaire remontent au 13 août 2013 qui coïncidait avec le mois sacré du ramadhan, lorsque les éléments de la police judiciaire d’Hussein Dey ont été destinataires d’une plainte judiciaire sur un vol.

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