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Nationale

Réouverture des frontières : le niet de Fourar

Réouverture des frontières : le niet de Fourar

Les Algériens de l’étranger doivent  prendre leur mal en patience. Les frontières de l’Algérie vont rester fermées d’autant que la reprise des liaisons, notamment avec les pays qui enregistrent un rebond  de contaminations, est écartée pour le moment.

Prônant la protection de la santé des citoyens, le porte-parole du Comité scientifique chargé du suivi de l’évolution de la pandémie du coronavirus, Pr Djamel Fourar écarte la réouverture des frontières avec les pays à risque, à savoir ceux qui enregistrent une augmentation du nombre des contaminés, à l’instar de certains pays européens. « On ne peut pas reprendre les vols et exposer le pays au danger de la propagation du coronavirus », a-t-il déclaré lors de son passage, mardi soir sur la chaine El Chourouk TV. Des vols de et vers la France qui compte un grand nombre d’algériens, première communauté immigrée en France, ne seront pas programmés aussitôt, d’autant que le pays dépasse la barre des 10 000 contaminés par jour. L’Algérie opte pour la prudence et ne veux surtout pas « importer » le coronavirus, comme c’est le cas pour tous les pays du monde, hormis la Chine, épicentre du coronavirus. C’est d’ailleurs l’argument avancé par Fourar qui affirme qu’en mois de mars, 90 % des cas enregistrés en Algérie étaient des cas importés, notamment de France et d’Espagne.

Cependant, le porte-parole du Comité scientifique qui affirme que les chiffres communiqués, quotidiennement  sur la situation épidémiologique dans le pays « sont justes », propose une ouverture progressive de l’espace aérien avec les pays les moins touchés par le coronavirus, sans pour autant arrêter une date. L’intervenant préconise aussi l’ouverture des vols domestiques et la reprise du transport terrestre progressivement, et ce en fonction de la situation épidémiologique de chaque wilaya.

Il faut dire que la question de l’ouverture des frontières alimente le débat, d’autant qu’elle demeure avec la suspension du transport inter-wilaya, l’une des mesures préventives qui sont toujours maintenues dans le cadre du déconfinement progressif adopté par les pouvoirs publics.   Le président de la République, n’avait pas lui aussi, lors de l’entrevue qu’il avait accordée à certains médias nationaux, le dimanche passé, avancé une date concernant l’ouverture des frontières ainsi que la reprise des classes.

Interpellé sur la question, il avait indiqué que «  la réponse à cette question sera scientifique et non politique. Elle sera étudiée avec nos experts et spécialistes de la santé. Certains pays, d’Europe notamment, qui ont pris cette décision (rouvrir les frontières, Ndlr) suivant un programme qu’ils ont établi, étaient obligés de reconfiner de nouveau certains secteurs. Et il faut savoir qu’un retour au confinement est très dangereux, pas uniquement pour l’économie, mais aussi sur l’état d’esprit des citoyens ». Et d’ajouter : «  Actuellement, nous ne pouvons pas appliquer un programme bien déterminé pour la réouverture des frontières sans prendre en considération l’aspect sanitaire ».

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