Rentrée scolaire  : Retour au système d’enseignement classique – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Rentrée scolaire  : Retour au système d’enseignement classique

Rentrée scolaire  : Retour au système d’enseignement classique

Mis en place en 2020 par le gouvernement afin d’empêcher la propagation de la Covid-19 dans le milieu scolaire, en l’accompagnant par un protocole sanitaire très strict, le ministère de l’Education nationale vient de mettre fin au système d’enseignement par groupes, qui, selon les partenaires sociaux, a prouvé son échec.

C’est ce qu’a confirmé au Jeune Indépendant le secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (SATEF), Boualem Amoura, indiquant qu’il s’agit d’une ancienne revendication du partenaire social et que le ministère de l’Education n’a rien inventé. « Le gouvernement a adopté ce système dans une situation exceptionnelle : le pays faisait face à la propagation de la pandémie de coronavirus.

Aujourd’hui, on enregistre moins de cas de contamination et les gestes barrières, comme la distanciation sociale et le port du masque, sont moins respectés dans les différents secteurs. Alors pourquoi le retour à la normale n’a-t-il pas été appliqué dans le secteur de l’éducation ? », s’est-il interrogé. Selon M. Amoura rien n’empêche de revenir au système classique, surtout « que le système d’enseignement par groupes a démontré ses limites et son échec. C’est inacceptable que les élèves étudient seulement 10 h par semaine, soit une journée sur deux ou une demi-journée par jour ». 

Amoura a affirmé que ce système ne peut, en aucun cas, mener à une école de qualité. Aussi, le SG du SATEF a tenu à rappeler les résultats catastrophiques obtenus aux examens de fin d’année, notamment ceux du bac. « Les résultats des différents examens cette année ont été une catastrophe. Bien que la moyenne du bac ait été baissée à 9,5, le taux de réussite n’a pas atteint 60 % », a-t-il constaté.

Amoura est revenu sur le problème de la surcharge des classes, précisant qu’elle existe depuis longtemps et que c’est le retour à la normale dans l’enseignement qui causera ce phénomène. « Les syndicats de l’éducation revendiquent depuis des décennies la construction de nouveaux établissements et des solutions réelles au problème de surcharge des classes », a-t-il conclu.

 

Pour sa part, le président et fondateur de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et du développement de la recherche (Forem), Mustapha Khiati, a estimé que le retour à l’ancien système d’enseignement est une excellente décision, surtout que le système de groupes a prouvé ses limites. « Nous avons constaté les mauvais résultats obtenus par nos élèves à cause de ce système, adopté exceptionnellement en raison de la pandémie de coronavirus. Aujourd’hui que ce virus est devenu une simple grippe saisonnière et ne représente pas de danger pour notre vie, rien ne nous oblige à rester sur le système de groupes qui a impacté le rendement scolaire et scientifique », a-t-il dit. 

 Khiati a cependant tenu à insister sur le problème de la surcharge des classes, appelant les autorités à trouver des solutions concrètes à ce problème à travers la création de classes complémentaires et le recrutement de compétences.

Il convient de rappeler que le ministère de l’Education nationale a annoncé officiellement le retour au système d’enseignement classique pour cette année scolaire 2022-2023, et ce dans tous les cycles d’enseignement. 

Il a appelé tous les membres de la famille éducative à la mobilisation et l’unification des rangs afin de garantir le succès de la rentrée scolaire et d’assurer un départ réussi de cette année scolaire.

Dans un communiqué rendu public, le ministère de l’Education a rappelé que cette décision fait suite aux résolutions de la réunion consacrée à cette question, tenue sous la présidence du Premier ministre, en présence des ministres de l’Education nationale et de la Santé. 

Le ministère de l’Education nationale a affirmé, dans ce cadre, sa « disponibilité à prendre les mesures organisationnelles et éducatives nécessaires en cas de besoin ». Elle intervient également, a ajouté la même source, « en application des instructions et orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, relatives à la consultation des partenaires sociaux et suite aux rencontres avec les organisations nationales des parents d’élèves et des syndicats agréés », a-t-on précisé. 

Pour sa part, le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, a donné, mardi dernier, le feu vert au secteur de l’éducation pour une reprise du mode d’enseignement classique dans les établissements scolaires, tout en restant entièrement mobilisés étant donné que son département est « chargé de la protection des enfants ». En cas d’imprévu, le ministère dispose de vaccins, de masques et autres moyens de protection, mais surtout d’une expérience de deux années de lutte contre le coronavirus, a rassuré M. Benbouzid.

 

 

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