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Nationale

Rentrée scolaire : Les syndicats redoutent une surcharge des classes

Rentrée scolaire : Les syndicats redoutent une surcharge des classes

L’épidémie du Coronavirus, la surcharge des classes ainsi que d’autres questions pédagogiques, sont les points marquants de cette rentrée scolaire 2020-2021, qui verra le nombre d’élèves inscrits dans les différents paliers revu à la hausse.

Le ministère de l’Éducation nationale a annoncé à la veille de l’annonce des résultats des examens du Bem, que le taux de passage des élèves inscrits en 4e AM, au titre de l’année scolaire 2019/2020 en 1ère année secondaire (AS) était de 90,61%. Ce taux représente le nombre total des élèves ayant obtenu une moyenne égale ou supérieure à 9 sur 20, durant les deux premiers semestres de l’année écoulée, et ceux admis après l’examen du brevet d’enseignement moyen (BEM), session septembre 2020. Un taux jugé trop élevé, selon le syndicats du secteur. Ce qui pose le problème de la surcharge des classes. En effet,  le climat de cette rentrée scolaire s’annonce morose et inquiétant.

Pour le syndicaliste indépendant, Nabil Ferguenis, la rentrée scolaire 2020-2021 s’annonce difficile, «vu le nombre important d’élèves admis en classe supérieure à base de 9 de moyenne», a-t-il indiqué. Contacté  par Le Jeune Indépendant, M. Ferguenis estime «que le ministère de l’éducation nationale sera devant un grand défi. Sera-t-il en mesure de le relever ?»

Le syndicaliste s’inquiète de la situation de l’école algérienne,  qui verse selon lui dans tout sauf la modernité, la citoyenneté et la mise en valeur des compétences. Il souligne que le système éducatif actuel ne permet pas à  l’enfant de s’épanouir. «Les établissements scolaires sont dans une situation alarmante, en visitant quelques-uns, vous penserez qu’ils sont abandonnés», a-t-il fait savoir.

Notre interlocuteur a soulevé le problème de la surcharge des classes qui caractérise l’école algérienne depuis plusieurs années  et qui risque de s’accentuer davantage cette année. Pour lui, cette surcharge des classes  ainsi que la surcharge des programmes et des horaires constituent un frein devant l’épanouissement de l’élève algérien.

Nabil Ferguenis explique que le nombre croissant d’élèves admis en classes supérieures est dû principalement, cette année, à la moyenne de passage qui est à 9/20.

Il faut rappeler, que sur un total de 645 798 scolarisés et 23 581 libres, inscrits à cette session «facultative», 669 379 candidats s’étaient présentés à l’examen du BEM, qui s’est déroulé du 7 au 9 septembre passé, répartis sur 2 556 centres de déroulement et supervisés par 163 900 encadreurs, contre 23 581 candidats libres.

Il faut noter qu’après consultation du Président de la république, le Premier ministre, Abdelaziz Djerad avait donné des instructions, juin dernier, concernant l’examen du BEM, session septembre 2020.

Pour l’année scolaire 2019/2020, le BEM était donc facultatif en ce sens où, pour les élèves scolarisés, il n’était plus un diplôme nécessaire pour le passage en classe supérieure. Le passage s’est fait, donc, sur une moyenne de 9 sur 20 en comptabilisant les des deux (2) premiers trimestres. En revanche, pour les candidats libres, le diplôme de BEM leur était nécessaire comme unique possibilité pour l’accès à toute formation professionnelle supérieure.

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