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Nationale

Rentrée scolaire : Le Satef dresse un tableau noir

Rentrée scolaire : Le Satef dresse un tableau noir

Les partenaires sociaux montent, l’un après l’autre, au créneau pour dénoncer la situation socioprofessionnelle des travailleurs du secteur. Le Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef) a dressé, quant à lui, un tableau noir sur la rentrée scolaire 2022/2023, en raison des manquements qui persistent depuis plusieurs années.  

« C’est la rentrée scolaire la plus catastrophique depuis l’indépendance, en raison de décisions arbitraires et improvisées mais aussi d’une mauvaise gestion. Ce qui a généré des manquements qui persistent à ce jour », a indiqué un communiqué du Satef, rendu public à l’issue de la réunion de son conseil national à Blida. Le syndicat, qui a soulevé dix-huit revendications au ministère de tutelle, regrette la non-résolution des différents problèmes soulevés auparavant. 

Le Satef interpelle les responsables du secteur pour intervenir en urgence afin de trouver des solutions aux problèmes de la rentrée scolaire en cours, notamment ceux liés à l’encadrement, et ce avant de parler de la prochaine rentrée. « En dépit de tous les manquements qui caractérisent cette rentrée scolaire, le ministère prétend que celle-ci s’est déroulée dans de bonnes conditions. Il a même organisé une conférence pour préparer la prochaine rentrée, dans une tentative de couvrir son échec concernant l’amélioration des conditions pédagogiques et la prise en charge des préoccupations des travailleurs du secteur », a-t-il souligné. 

En ce qui concerne le statut particulier des travailleurs de l’éducation, l’autre point de discorde entre les partenaires sociaux et le département de Belabed, le Satef dénonce la politique d’« atermoiement » adoptée par le ministère pour l’élaboration du nouveau statut particulier, et ce au lendemain de sa rencontre avec l’ensemble des partenaires sociaux, consacrée à la présentation des conclusions de la commission et des propositions retenues pour la révision du statut particulier des corps spécifiques de l’éducation. 

Les revendications de cette organisation syndicale tournent également autour du droit à la retraite sans condition d’âge. Le syndicat de Boualem Amoura réclame le retour à ce type de retraite vu la pénibilité du métier d’enseignant. Il demande également de satisfaire la revendication liée à l’amélioration du pouvoir d’achat, notamment dans la conjoncture actuelle de l’érosion du pouvoir d’achat et l’augmentation des prix des produits de large consommation. Le syndicat appelle à relever la valeur du point indiciaire, actuellement de 45 DA, à 120 DA, ainsi que la révision des primes et indemnités.

Le syndicat plaide également pour relever le coût du repas servi aux élèves, actuellement fixé à 65 DA pour les wilayas du Nord et à 75 DA pour les wilayas du Sud et des Hauts Plateaux dans les trois cycles, et d’augmenter le budget de fonctionnement des écoles. 

S’agissant du cycle d’enseignement primaire, le syndicat plaide pour la libération des écoles de la gestion des Assemblées populaires communales (APC) et pour l’élaboration d’une loi qui criminalise les agressions contre le personnel de l’éducation. Le syndicat appelle ses adhérents à unir les rangs pour défendre leurs revendications, notamment celles liées à l’amélioration des conditions de l’enseignement.  

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