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Nationale

Rentrée scolaire  : La surcharge des classes inquiète les parents  

Rentrée scolaire  : La surcharge des classes inquiète les parents  

Le premier jour de la rentrée scolaire n’a pas été à la hauteur des aspirations et attentes de la majorité des parents interrogés par le Jeune Indépendant, notamment en ce qui concerne les emplois du temps et le nombre d’élèves par classe.

C’est le cas de M. Mounia, mère de trois filles, deux au CEM et une au primaire. « C’est affreux, je ne sais pas comment ma fille, qui est en classe d’examen cette année, pourra étudier dans ces conditions », s’est-elle demandée. Elle a expliqué que la classe de 4e année moyenne du CEM Rabah-Bel Ghouass, à Dar El-Beida, comporte 45 élèves. D’autre part, elle a signalé que sa deuxième fille, en 1re année moyenne dans le même établissement, s’est retrouvée dans une classe de 49 élèves. « C’est trop. L’enfant ne pourra pas assimiler les leçons », s’est-elle inquiétée. 

Concernant sa fille, inscrite à l’école primaire Slimane-Amirat, dans la même daïra, M. Mounia a abordé le problème de l’emploi du temps. Elle a indiqué au Jeune Indépendant que sa fille n’étudiera que les demi-journées, et ce à cause du manque de classes. Une situation qui a poussé les directeurs de certains établissements à avoir recours aux classes roulantes. 

D’ailleurs, c’est ce problème que les syndicats avaient soulevé avant la rentrée. Le SG du SATEF, Boualem Amoura, dans une déclaration au Jeune Indépendant, avait indiqué que « plusieurs écoles et établissements scolaires ont recours aux classes roulantes. Une classe est censée être réservée pour un seul groupe mais le manque d’infrastructures oblige les administrateurs à partager cette classe avec d’autres élèves d’autres années ».  Cette situation a un impact direct sur le rendement pédagogique de l’enfant », avait déclaré le syndicaliste, qui n’a pas hésité à poser le problème de la surcharge des classes.

D’autres parents rencontrés par le Jeune Indépendant ont exprimé leur mécontentement quant au déroulement du premier jour de la rentrée scolaire. Certains se sont déplacés aux établissements mais ont été renvoyés. « J’ai emmené mes enfants pour commencer l’école à l’instar de tous les élèves, mais à ma grande surprise, j’ai appris que je devais revenir le lendemain car ils n’étaient pas programmés pour aujourd’hui (hier) », a-t-elle confié. « Ma fille, dans le même CEM, est rentrée, contrairement à mes deux autres garçons. Je pense que c’est un problème de surcharge des classes », a-t-elle ajouté. « La classe de ma fille, au CEM de Souidania, compte 42 élèves », a-t-elle fait savoir.

Pour rappel, le cycle secondaire est le plus touché par ce problème vu le nombre important d’élèves admis après le rachat en 1re année et le grand nombre d’élèves qui n’ont pas réussi et ont le droit de refaire l’année. Un problème qui a été soulevé plusieurs fois par le partenaire social et les associations des parents d’élèves, qui ont, à maintes reprises, mis en garde contre cette épineuse question, qui risque d’avoir de lourdes conséquences tout au long de l’année scolaire. Ces derniers ont proposé la construction d’autres infrastructures ou encore d’annexes comme solutions concrètes à ce problème.

Belabed : « La surcharge des classes est un problème relatif »

A l’occasion du coup d’envoi de la rentrée scolaire 2022/2023, qu’il a donné, hier, depuis la wilaya de Djanet, le ministre de l’Education nationale, Abdelhakim Belabed, a estimé que le problème de la surcharge des classes serait sans gravité, soulignant que très peu d’établissements souffrent de ce problème. Il a promis, par la même occasion, de régler ce problème le plus tôt possible. « Chaque élève est en droit d’avoir une place pédagogique assurée. Nous avons le contrôle de la situation et vous allez le constater par vous-même », a lancé premier le responsable du ministère de l’Education nationale lors d’un point de presse. Dans ce contexte, il a indiqué que le secteur a bénéficié de 413 nouveaux établissements scolaires, et plus de 1 700 classes renforcées pour l’allégement de la surcharge. 

Evoquant, par ailleurs, l’introduction de l’anglais dans le cycle primaire, M. Belabed a assuré que les enseignants recrutés pour assurer cette mission sont des titulaires de licence en anglais ou en interprétariat. De plus, a poursuivi Belabed, ces enseignants ont été formés et encadrés par des experts et des pédagogues. « Leur niveau est donc indiscutable », a-t-il tranché.

Pour leur formation, le ministre de l’Education a indiqué qu’elle «se poursuit toujours », rappelant, à l’occasion, que les 5 357 enseignants recrutés « ont déjà bénéficié de 60 heures de formation du 8 au 19 septembre dernier ». 

Dans le même cadre, il a fait savoir que plus de 20 000 établissements scolaires du cycle primaire ont bénéficié du livre d’anglais, et que celui-ci est disponible dans toutes les écoles pour la réussite de l’enseignement de l’anglais conformément aux instructions du président de la République Abdelmadjid Tebboune. 

 

 

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