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Nationale

Rentrée scolaire : La quête de la marque malgré le petit budget

Rentrée scolaire : La quête de la marque malgré le petit budget

Epuisées déjà par les dépenses de l’Aid el Adha et celles des grandes vacances, les familles algériennes sont encore confrontées à d’autres frais liés, cette fois, à la rentrée scolaire prévue le 6 septembre.

Les prix des fournitures scolaires sont plus ou moins à la portée des familles dont les bourses sont au-dessus de la moyenne ; c’est ce que nous avons constaté lors d’une virée effectuée hier à Alger-Centre.

« Les prix ont connu une légère augmentation en comparaison avec ceux de l’année dernière, mais les gens ne sont pas vraiment nombreux à venir se procurer les affaires scolaires nécessaires pour la rentrée », a avoué Fayçal, vendeur dans un magasin de fournitures scolaires.

« Le problème dans les ne réside pas prix des articles scolaires, c’est plutôt le cumul des dépenses relatives à plusieurs occasions ; comme vous le savez nous venons de fêter l’Aid el Adha, et juste avant le Ramadhan suivi de Aïd El Fitr, et ensuite la rentrée scolaire, sans compter, pour un nombre important de ménages, les vacances estivales », a ajouté notre interlocuteur, rencontré à la rue Mohamed Belouizdad.

Rencontrée non loin de ce grand boulevard, Samia, une mère de deux enfants scolarisés, a un autre avis. Elle considère que « les prix sont abordables, et n’ont pas connu une hausse remarquable ». Quant aux articles scolaires de ses enfants, cette dame préfère s’orienter vers les marchands ambulants, car, selon elle, ils vendent beaucoup moins cher.

« Pour les affaires scolaires, moi j’opte pour les tables, parce que tout simplement, j’y trouve non seulement toute la fourniture nécessaire pour la scolarité de mes enfants, et avec un bon prix ; c’est joindre l’utile à l’agréable ! » Noureddine, la cinquantaine et père de famille, avait l’air perplexe.

Il errait d’une papeterie à une autre. Pour lui, même les prix affichés sur les étals des marchants ambulants ne sont pas satisfaisants. « Sincèrement, je ne trouve pas quoi dire, les prix sont exorbitants ; déjà que nos poches se sont vidées suite à moult dépenses, et nous voilà à deux jours de la rentrée scolaire », a-t-il lâché.

« De nos jours, les parents se trouvent entre le marteau et l’enclume pour satisfaire les désirs de leur progéniture. Ils ne peuvent pas priver leurs enfants de vivre la joie de la rentrée scolaire comme tous leurs pairs, mais cela se fait parfois au détriment de notre pouvoir d’achat rongé tout au long de l’année ».

Cependant, notre sortie nous a permis également de toucher une autre catégorie de la société algérienne, celle qui se permet la « marque » quel qu’en soit le prix.

D’après Karim, un marchant ambulant possédant une table d’articles scolaires au marché dit « t’nach », sis au cœur du quartier de ‘’Belcourt’’, « les gens préfèrent, à titre d’exemple, une trousse de 600 DA à celle de 350 DA. 

« Ils achètent sans réserve. » Et d’enchaîner : « Je suis là tout le temps, et je suis témoin de différentes scènes ; les parents cèdent devant les caprices de leurs enfants bourrés d’esprit de rivalité et concurrence avec leurs copains et voisins ».

C’est le même constat fait par Saleh, vendeur dans une papeterie qui estime que « les parents ont des préjugés loin de la qualité du produit ».
« Ils viennent avec des marques précises en tête, ils achètent sans demander conseil, pour eux l’essentiel est de faire plaisir à leurs enfants ».

Dans la même ambiance qui caractérise les rues de la capitale, Samir, un jeune homme, a suscité notre attention et celle d’une foule impressionnante à l’entame du marché « T’nach ». Il vend en particulier les manuels scolaires des divers paliers.

Ils étaient en très bon état et à bon prix. Reste à dire que l’Algérien se doit d’être raisonnable et gérer son budget en fonction de sa bourse et que le prix ne fait pas toujours la qualité. 

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