Renouvellement du parc de transport public : Les bus de plus de 30 ans passent à la casse
Le renouvellement du parc de transport public de voyageurs entre dans une nouvelle phase. Les Directions des transports à travers les wilayas ont entamé le retrait des autobus anciens, notamment ceux dont l’âge atteint ou dépassent 30 ans, ainsi que la récupération de leurs documents administratifs. Une opération destinée à accompagner les transporteurs dans le renouvellement de leur flotte et favoriser la mise en circulation de véhicules plus modernes.
Cette démarche intervient dans le cadre des instructions du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports visant à renouveler progressivement le parc de transport public de voyageurs. Les opérateurs concernés sont invités à se rapprocher des services des Directions des transports, ouverts du dimanche au jeudi, afin de déposer leurs dossiers.
Dans une première étape, l’opération concerne les autobus âgés de 30 ans et plus, soit les véhicules mis en circulation jusqu’en 1996. L’objectif affiché est de retirer définitivement de l’exploitation et de la circulation les véhicules concernés et de les remplacer par des autobus neufs répondant davantage aux exigences actuelles du transport de voyageurs.
Pour bénéficier du remplacement, les opérateurs doivent déposer une demande de substitution de l’ancien autobus par un véhicule neuf, accompagnée notamment du document original d’autorisation d’exploitation, de la carte d’horaire ou de la carte des itinéraires, ainsi que du certificat d’immatriculation original.
Une fois le dossier déposé, une première attestation est délivrée au transporteur. Elle lui permet de déposer son ancien véhicule pour récupération auprès de l’une des unités de la Société nationale de récupération (SNRV).
Après la remise du véhicule et la présentation du document officiel attestant son dépôt auprès de la société de récupération, le transporteur obtient une seconde attestation. Celle-ci lui permet de poursuivre les démarches nécessaires à l’acquisition d’un nouvel autobus, y compris par le recours au financement bancaire auprès d’un opérateur agréé.
Le dispositif prévoit également des avantages particuliers sur le prix d’acquisition des nouveaux véhicules, afin de faciliter le passage vers une flotte plus récente.
De son côté, l’Organisation nationale des transporteurs algériens a indiqué que les autobus de transport de voyageurs dépassant l’âge de 30 ans seront retirés du service. Les propriétaires souhaitant poursuivre leur activité pourront bénéficier de plusieurs facilités destinées à alléger le coût du renouvellement.
Le dispositif prévoit notamment une contribution de l’État à hauteur de 20 % de la valeur d’acquisition d’un nouvel autobus, tandis que l’acquéreur prendra en charge 10 % du prix du véhicule. À cela s’ajoutent des mesures fiscales, avec l’exonération des droits de douane ainsi que de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
Le montant restant pourra, selon les modalités annoncées, être réglé par échéances sur une période pouvant aller jusqu’à dix ans.
À travers ces mesures, les pouvoirs publics cherchent ainsi à accélérer la modernisation du parc de transport collectif et accompagner les opérateurs dans cette transition. Pour les professionnels du secteur, l’enjeu est désormais de conjuguer le retrait des véhicules les plus anciens avec l’arrivée progressive d’une nouvelle génération d’autobus, dans un cadre financier destiné à rendre cette opération plus accessible.
En plus du renouvellement matériel, cette démarche vise à faire évoluer durablement le transport public de voyageurs, en réduisant progressivement la présence des véhicules anciens dans le parc national et en favorisant l’investissement dans des moyens de transport plus modernes.