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Op-Ed

Rendre à César ce qui… Au RND celui…

Le fait politique national se réveille avec une gueule de bois présageant, probablement, un 2015 de toutes les surprises. L’ivresse du pouvoir ! Dur, dur d’y être pour un essentiel d’y durer le plus longtemps possible !

La certitude, encore une, nous est annoncée cette fois de Tizi où des militants d’un même camp politique au pouvoir, le RND, ont mené un combat de coqs par procuration partisane. Entre Ouyahia et Ben Salah, il y en a certainement un de trop semble nous prétexter la rixe de Tizi.

Les acquis au charisme de l’ex-partant, toujours revenu, s’occupant en attendant des affaires privées du Président ont tout l’air de vouloir re-prêter allégeance au « maître ». A lui seul, l’éternel « commis » de l’Etat, dont revient la tenue du gouvernail du parti. Lui, c’est l’homme providentiel prenant à jamais son mal en patience pour farfouiller son destin perdu de vue. Un retour et un tant mieux !

Mais, grand mais !, ce destin-là passera inévitablement par une machine politique à l’envergure du RND, un parti à la discipline patriotique, fondé à un moment critique de l’Histoire contemporaine de l’Algérie.

Le RND, effacé de l’actualité politique ces derniers temps, ne se suffirait plus de son apnée sous-marine. Refaire surface et cracher la vague d’eau enfouie dans ses poumons. Evidemment que d’aucuns se désolent face au tableau politique national. Des luttes intestines qui vocifèrent au sein de nos grosses cylindrées de la politique algérienne.

Le FFS, faisant cavalier seul, voulant réhabiliter le parti dissous. Le FLN, faisant deux cavaliers seuls, dirigé par un homme dont la légitimité contestée et une opposition réunie en coordination avec quatre ex-Premiers ministres seuls, à peine visibles, malgré une plate-forme faisant consensus et petits partis électrons libres tournant en orbite.

Mais dans quatre ou cinq ou six ou même dix… il y aura des présidentielles. Qu’on en parle ou pas.

Une Constitution à réadapter à l’air des nouvelles aspirations du peuple avec toutes les ouvertures dont les partis politiques ont formulé quelques propositions que M. Ouyahia s’est, volontiers, par mission extraordinaire du Président de la République, contenté d’en assurer les « vendanges ».

La question : va-t-il s’en tenir à ses missions pour un homme qui rêve de se rencontrer son « rêve » en se rasant tous les matins face à son miroir ? Ses partisans y ont répondu à partir de Tizi Ouzou, une région où Saïd Saadi, à défaut de reprendre lui aussi son parti malmené, semble préférer une autre forme de diversion, une animation d’une autre nature avec, en amont, une chirurgie de la folie historique disséquant Boussouf , Ben Bella « l’Egyptien « et en essuyant les injures de la fille de Messali.

Le fait politique national se réveille donc avec une belle gueule de bois annonçant une année de l’inattendu sur un fond de répliques telluriques que l’Algérie vit au quotidien.

Aussi incompris soit-il, Ouyahia, nul ne pourrait le nier, aurait une adhésion citoyenne incontestable. Connu pour son verbe « avare « mais mesuré, c’est l’homme le plus convaincu du système même si le régime a toujours tenté de faire de lui un éternel joker pour dorer ses « pilules ».

Peut-être que le moment où César reprendra ce que le destin lui offrira finirait prochainement par venir…

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