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Nationale

Rencontre entre maître d’ouvrage et expropriés

Rencontre entre maître d’ouvrage et expropriés

Une séance d’information a été tenue hier au siège de la wilaya sur le tracé du projet de modernisation et de dédoublement de la voie ferrée reliant la ville de Béjaïa à la localité de Béni Mansour sur une distance de 87 km.

Un projet qui continue de susciter des inquiétudes chez les habitants des 12 municipalités concernées par les expropriations dont les représentants des expropriés, notamment la coordination intercommunale des expropriés et l’association de wilaya pour la défense des intérêts des citoyens, industriels et opérateurs économiques de la région, ont été invités à l’occasion.

La rencontre a été présidée par le wali et un représentant du directeur général de l’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (ANSERIF), en présence des directeurs de Cosider, des chemins de fer et des autorités de wilaya, notamment le directeur des transports, des P/APC, des élus locaux et des députés de la wilaya de Béjaïa.

Le représentant du directeur général d’ANSERIF a expliqué les incidences du projet sur la vie sociale et économique des habitants de la wilaya, et parle de 480 bâtisses qui seront détruites seulement en sus de 25 unités industrielles qui le seront « partiellement ». Il dira que 36 000 voyageurs et 13 000 tonnes de marchandises seront transportés via la voie ferrée. Il a souligné que le projet coûtera 106 milliards de dinars et sera réalisé sur une durée de 60 mois. Il permettra aux trains de rouler à une vitesse projetée de 160 km/h.

Pour sa part, le wali dira qu’« il ne peut y avoir de développement dans cette wilaya sans passer par la réalisation de voies de communication ». Il a invité toutes les parties « à la concertation » afin de trouver des solutions pour lancer ce projet. « Les élus nationaux ont été invités à se rendre au ministère des Transports afin de lever les contraintes ».

De son côté, le président de l’association de wilaya pour la défense des intérêts des citoyens, industriels et opérateurs économiques, M. Khoudir Aït Braham, a estimé que les chiffres communiqués par l’ANSERIF sont totalement faux.

Il a indiqué que 1 600 bâtisses, 32 unités industrielles avec leurs 8 000 emplois sont menacés, 3 mosquées, 3 écoles dont 1 CEM et 7 cimetières seront détruits. Il a indiqué aussi que près de 390 ha de terres agricoles seront expropriés. M. Aït Braham a réclamé dans son intervention « une commission d’enquête pour savoir pourquoi le premier tracé a été modifié sans étude ». Il a estimé que le premier tracé est moins clément ». Il a demandé également « la réalisation d’une nouvelle étude avec la concertation des expropriés ».

Il dira : « Nous ne sommes pas contre le projet, mais avec ce tracé, ce sont 50 ans de labeur qui partiront en fumée. » Et d’ajouter : « Nous sommes pour un développement intelligent. » A noter que plusieurs intervenants, y compris des élus et députés, ont manifesté leur opposition au tracé tel qu’il est actuellement. Les parties concernées se sont quittées en se donnant rendez-vous pour les prochains jours à Alger pour discuter encore.

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