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Nationale

Renault: L’Etat supportera les surcoûts de la production locale

Renault: L’Etat supportera les surcoûts de la production locale

Les facilitations accordées au constructeur Renault en Algérie devraient permettre aux consommateurs algériens d’avoir des véhicules à des prix compétitifs par rapport aux autres marques importées.

C’est tout l’intérêt de cet investissement automobile de la marque la plus vendue en Algérie, selon le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchouareb. « En réponse à toutes les facilitations accordées à l’investissement de Renault en Algérie, j’espère que les prix publics seront à la hauteur des espérances du consommateur », a-t-il déclaré à l’intention du directeur de Renault Algérie Production (RAP), Bernard Sonilaac, lors de la Conférence sur le développement économique et social qui se tient depuis le 4 novembre au Palais des Nations.

Le directeur de RAP affirme pourtant que les prix de vente seront identiques, pour le client final, entre un véhicule importé et un véhicule produit en Algérie, et les surcoûts du prix de revient de la Renault produite localement sont compensés par les mesures de soutien de l’Etat. Comme pour justifier son coût qui reste excessif par rapport aux facilitations de l’Etat, M. Sonilaac a affirmé que le véhicule Renault Symbol, le plus vendu en Algérie, sera commercialisé avec une nouvelle plateforme répondant aux critères de sécurité les plus stricts. Elle sera dotée d’un GPS, utilisé pour la première fois en Algérie.

Parmi les facilitations et les avantages accordés au RAP, dont la première voiture sera mise sur le marché le 10 de ce mois de novembre, la mise en place d’un guichet unique au niveau de la wilaya d’Oran pour l’importation des pièces détachées, un financement des investissements à travers des prêts bonifiés et une exonération de taxes.

Il y a également la restauration du crédit à la consommation pour les productions locales, qui permettra à Renault d’avoir l’avantage de renforcer sa position sur le marché algérien par rapport aux autres constructeurs automobiles.

Renault réclame encore une facilitation et une exonération des droits de douanes aux fournisseurs des pièces importées, « le temps de lancer la machine des pièces de recharge qui seront produites sur place dans le long terme. Au-delà de l’aspect commercial de ce partenariat algéro-français, le directeur de RAP considère que le projet Renault permet à l’Algérie de développer la filière automobile, de former et de transférer des compétences et de créer des emplois.

Il a annoncé d’ores et déjà le recrutement de 350 personnes et se dit satisfait de leur niveau de compétences. « Les étapes du projet permettent d’intégrer progressivement les métiers de l’automobile, de développer l’intégrité locale en matière de tôlerie, de peinture, de géométrie puis d’emboutissage », a-t-il affirmée dans sa communication présenté lors de cette rencontre. Il a cité également l’intégration, dans une deuxième étape, des métiers de la logistique, de l’assemblage et l’initiation locale des sous-traitants. 

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