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Nationale

Remise en marche du HF 2 de Sider El-Hadjar: Y aura-t-il d’autres pannes ?

Remise en marche du HF 2 de Sider El-Hadjar:  Y aura-t-il d’autres pannes ?

Le haut fourneau n°2, principal poumon de la fonte d’acier a été remis en marche vendredi dernier  après un arrêt d’activités de six mois en raison des mesures préventives contre le nouveau coronavirus (Covid-19).
Le coup de starter pour son fonctionnement a été donné par Tarik Benslama,  président directeur général d’Imital, en présence des cadres du complexe sidérurgique d’El-Hadjar et des syndicalistes de l’entreprise. Cet allumage du HF2 intervient suite aux directives du chef du gouvernement, Abdelaziz Djarad, qui avait visité  le complexe sidérurgique d’El-Hadjar le 13 septembre en cours,   pour  faire démarrer l’activité économique et  revaloriser l’industrie sidérurgique en Algérie.

Ce énième redémarrage du HF 2 a été décidé après que, lit-on dans le communiqué d’Imetal,   “les tests techniques, précédant cette remise en service, lancés depuis quelques jours ont été concluants. Il faut

signaler que l’Etat algérien, principal actionnaire, avait déboursé plus d’un milliard de dollars pour la revalorisation des installations industrielles du complexe sidérurgique d’El-Hadjar. Mais à chaque fois, depuis sa réfection à neuf, ledit complexe avait connu plusieurs pannes. Ces pannes avaient touché inlassablement la zone chaude, c’est-à-dire celle concernant la production de l’acier liquide. Pour les observateurs, des questions se posent. Est-ce que les installations industrielles, surtout celles rattachées au haut-fourneau N°2, résisteront encore, surtout que plusieurs sidérurgistes encore en activité parlent de « fin de vie » dudit HF2 ?

Depuis sa rénovation générale en 2018, le HF2 est tombé plusieurs fois en panne, nécessitant, à chaque fois, son extinction pour réparation.  Encore, il faut signaler que le HF2 est alimenté par le coke. Une alimentation non concurrente de nos jours, comparativement à la majorité des complexes sidérurgiques de par le monde et même en Algérie.
Par exemple le complexe siderurgique de Bellara (Jijel) est alimenté par gaz ou  l’électricité, rendant ainsi sa production efficace. Encore, et pour preuve, le complexe sidérurgique d’El-Hadjar depuis sa remise en production en 2018 n’a pas dépassé un seuil de productivité d’acier liquide supérieure à 3500 tonnes d’acier, alors qu’à l’époque, on tablait sur un premier million de tonnes en 2019, avant d’atteindre en 2022 les

quatre millions de tonnes. Aussi, en 2019, plusieurs centaines de tonnes d’acier de l’usine sidérurgique d’El-Hadjar ont été refoulé à partir de l’Italie pour non-conformité.

Durant la visite du premier ministre, Abdelaziz Djerad, les gestionnaires du complexe sidérurgique d’El-Hadjar ont présenté une nouvelle version du plan de redressement  de 2018 capable, selon eux, de redresser la situation sidérurgique. A trois mois de la fin d’année, ils ont tablé sur une production de 600.000 tonnes d’acier liquide avant d’atteindre les 700.000 tonnes en 2021 et de boucler un pic avec 1 million de tonnes en 2023. Une espérance bien sur, mais loin des investissements injectés par l’Etat dans le complexe sidérurgique d’El-Hadjar.

Des sources, côté finances,  signale qu’avec 1 milliard de dollars, on construit une nouvelle usine sidérurgique, mais le milliard dépensé par l’Etat pour rénover l’usine sidérurgique d’El-Hadjar  semble n’avoir pas atteint son but. Les prochains jours nous le diront.  Le premier ministre, Abdelaziz Djerad, a raison de déclarer lors de sa visite au complexe sidérurgique d’El-Hadjar que : « le problème de l’usine sidérurgique d’El-Hadjar  est une affaire de gestion  (…) El Hadjar est mal géré ! ».

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