Remaniement ministériel: Un recadrage indispensable – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Remaniement ministériel: Un recadrage indispensable

Remaniement ministériel: Un recadrage indispensable

A un an et demi de la fin de son mandat, le président de la République a voulu accélérer la cadence dans ses principales réformes de diversification économique et la relance des grands projets.

Le dernier remaniement ministériel répond certainement à cette exigence, mais aussi en mettant en place les principaux mécanismes de régulation des marchés qui touchent de plein fouet le quotidien des Algériens.

La hausse des salaires, pensions de retraite et autres allocations intervient également dans cette optique de contrer les effets dévastateurs de l’inflation et la frénésie qui a gagné pratiquement tous les produits alimentaires et les services.

En dehors du changement de Lamamra (pour raisons de santé, dit-on) par Attaf au département des Affaires étrangères et le maintien du Premier ministre Aimen Benabderrahmane, le limogeage en cascade du ministre des Finances, du Commerce, de l’Industrie et celui des Statistiques est déjà considéré comme indispensable, puisqu’il touche des départements sensibles liés à la vie réelle sociale et économique du pays.

Pour le président, il y a une nécessité de redéployer l’action gouvernementale, de dynamiser la prise en charge des contraintes et surtout d’aller vite dans l’exécution des programmes nationaux et des projets infrastructurels de grande importance.

Tebboune a toujours rappelé dans quelques-unes de ses déclarations qu’un remaniement doit répondre au critère de « l’efficacité ».
Il est clair que certains ministres ont échoué dans leurs missions, ou bien ils ont trainé ou hésité à prendre certaines décisions capitales dans leurs secteurs. Soit par manque d’expérience, en dépit des compétences théoriques, soit par manque de discernement dans l’examen des dossiers les plus sensibles.

L’exemple du ministère du Commerce est édifiant, notamment dans le volet des importations, critiqué ouvertement par le chef de l’Etat.

Depuis son accession à la magistrature suprême, le chef de l’Etat a opéré plusieurs changements dans la sphère gouvernementale.

Avec l’actuel premier ministre, c’est déjà trois remaniements, dont ce dernier qui ne peut être considéré comme un simple lifting.
De ces changements, on constate que ce sont des ministères de souveraineté qui ont été touché, comme l’Intérieur (départ de Beldjoud en septembre dernier).

Dans ce contexte, il faudra comprendre que Tebboune a voulu redresser des politiques sectorielles ou de gestion pour maintenir son cadrage sur les 54 engagements pris envers le peuple, objectif assumé dans l’édification d’une Algérie nouvelle.

C’est aussi sur ce volet qu’il faut comprendre le maintien de sa confiance au Premier ministre, qui exécute le plan d’action issu du programme présidentiel.

Il est évident que l’année 2023 est cruciale dans la réalisation des réformes et des promesses et dans la recherche des solutions pratiques et saines aux différents et complexes problèmes qui touchent la société et le pays en général.

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