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Reléguée en Ligue 2 : Le Nasria, un exercice au parfum de drame

Reléguée en Ligue 2 : Le Nasria, un exercice au parfum de drame

Direction, l’enfer de la Ligue 2. Grandeur et décadence pour un sigle qui a tellement donné au football algérien.VPlus aucun doute. Fin des illusions. Un géant (aux pieds d’argile) du jeu à onze national fait le grand saut et laisse sans voix le quartier d’Hussein Dey. Stade du «20 Août », devant un autre relégué de longue date, le RC Relizane, miné également par des crises sans fin qui abdiquait pour sa part quelques encablures auparavant.

Ce qu’on appellera un camarade d’infortune qui l’accompagnera dans l’ascenseur menant à l’étage inférieur. A cet échelon de la hiérarchie dont on ne revient pas facilement.
Un petit sursaut d’orgueil et une partie pour se rassurer. Qui démarre sur les chapeaux de roue, les « sang et or » passant devant très tôt en prenant l’avantage au tableau d’affichage. Entretient l’illusion. Un mince espoir, sans plus, qui fait rêver (pas beaucoup néanmoins) le peu de supporters restés fidèles.

Sauf que, et confirmant son tableau de marche d’une saison catastrophique en tous points, le club phare d’Hussein Dey retombe dans ses travers. Joue à l’envers et laisse des boulevards à un adversaire tout aussi malade. Qui n’en demandait pas tant pour s’enhardir et prendre le jeu à son compte. Avant de renverser la situation et signer une victoire aussi large qu’improbable (3-5) en guise d’adieu devant un public local médusé. Resté sans voix.

La messe est dite, les carottes bel et bien cuites. At-home qui plus est. Un revers qui fait mal. Mais résume à lui seul le parcours qui aura choisi d’évoluer à contre-courant de son histoire qui faisait de lui, il n’y a pas si longtemps, une des fiertés de notre sport-roi. A qui il aura donné bien des noms ronflants.

A l’image des Madjer, Merzekane, Guendouz et toutes ces stars entrées dans la légende et figurant en bonne place dans les cœurs du fleuron de la balle ronde algérienne. Tellement chéries du côté de ce formidable réservoir en talents dont certains se révèleront au monde entier lors de l’épopée de Gijon et cette Coupe du Monde en Espagne 82 qui bousculera bien des convictions dans la hiérarchie universelle.

Tombeurs à cette occasion du géant allemand avec un Madjer des grands jours et iconoclaste comme rarement, les « Verts » écrivant une belle page aux couleurs husseindéennes.

Tombés de très haut, face à un adversaire endossant le même statut de candidat au purgatoire, et donc présumé prenable, c’est en bateau ivre (El Milaha, comme on l’appelait intimement à l’époque de la gestion-CNAN) aura finalement chaviré totalement avant de couler corps et biens. Pour avoir souvent, ces dernières saisons, navigué à vue. Sans gouvernail. Sans véritable capitaine à bord, les dirigeants chargés de cette mission ayant failli à leurs engagement et obligations après avoir promis monts et merveilles. Comme cette promesse, jamais tenue, de remettre une embarcation prenant eaux de toutes parts, sur le bon chemin. Résultats des courses et après moult échouages évités par miracle, ils baisseront pavillon.

Et cette lourde défaite, qui aura sonné le glas face à un client les deux pieds en Ligue 2, si elle confirme les craintes ayant jalonné un parcours aux relents de drame, signe en toute fin d’histoire (plus que mouvementée) la chronique d’une débâcle annoncée de longue date. Un petit sauvetage par ci, un petit « miracle » par-là, comme il en existe beaucoup dans nos très spéciales compétitions (suivez notre regard) et des illusions en suspens.

A la dérive et navigant contre des vents contraires, le navire milahiste venant fatalement se casser, sans surprise, sur les rivages peu accueillants d’une division où bien de gros noms sont venus élargir la liste de ces équipes perdues de vue. Perdus tout simplement aux fins fonds d’une hiérarchie où il ne fait pas bon vivre. Pour clore ce mélodrame, confirmer que les Nahdistes ne pouvaient pas tomber plus bas (la faute à qui ?), tout le monde ou presque, quitte précipitamment le navire, en laissant nos infortunés matelots à leurs déceptions. Celles d’un ratage monumental.

L’histoire retiendra, entre autres, ce triste sort réservé à ce monstre sacré d’un football algérien (on ne le répètera jamais assez et c’est de dramatique actualité) pris en otage par de mauvais génies. Qui aura bu le calice jusqu’à la lie. On ne joue plus. Tendance au crêpage de chignon, les premiers responsables de cet échec sans nom ayant décidé de se rejeter les responsabilités. Pour l’histoire, outre cette descente inexorable aux enfers, on retiendra qu’avant de clore ce douloureux chapitre, le NAHD préparait ses fans à de tristes adieux.

En quittant l’élite avec un forfait, le déplacement de Béchar où l’attendait la JS Saoura (un nouveau venu dans le paysage footballistique national qui aura fait son chemin et figure désormais parmi nos valeurs les plus sûres) ayant été sauvé de justesse. Une défection dans l’air évitée avant qu’une âme charitable, jalouse de ses couleurs, ne décide d’intervenir pour prendre en charge, à ses frais, le déplacement pour le compte de la 33e et avant-dernière étape d’un exercice à oublier dans les chaumières d’Hussein Dey. Ecran noir. Une page qui se tourne et un avenir en pointillés.

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