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Nationale

Relance économique : le pacte du patronat

Relance économique : le pacte du patronat

Les organisations patronales s’unissent et affirment leur engagement, leur solidarité et leur mobilisation pour une relance économique dans cette conjoncture difficile.

Ces organisations patronales veulent jouer un rôle mais, surtout, être une force de proposition au moment où le pays traverse une crise économique accentuée par la crise sanitaire. Les présidents de la Confédération algérienne du patronat citoyen (CAPC), de la Confédération nationale du patronat algérien (CNPA), de la Confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA) et de l’Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA) ont en effet animé hier, conjointement, une conférence de presse pour annoncer leur engagement et leur union. Pour Mohamed Samy Agli, président de la CAPC, le but « est d’avoir une action commune pour trouver des solutions à la crise économique que traverse le pays ». Il a, dans ce sens, souligné le « rôle important » que joue le patronat dans la relance de l’économie des pays de par le monde, notamment dans des contextes particuliers comme celui que traverse le pays actuellement. Rappelant que la crise économique causée par le coronavirus n’est pas propre à l’Algérie, le président de l’ex-FCE a souligné l’importance de l’union. « L’heure est à l’union, à la solidarité entre patronats », a-t-il précisé. Le but étant de contribuer de manière efficace et de trouver rapidement une solution à même de relancer l’économie.  Mohamed Samy Agli, qui a affirmé que la crise sanitaire a touché tous les secteurs d’activité, exceptés ceux de l’agroalimentaire et de l’industrie pharmaceutique, a affirmé que cette « coalition  patronale » œuvre « pour l’intérêt des entreprises et celui de l’économie nationale ». Selon lui, cette initiative, qui exprime l’engagement, la solidarité et la mobilisation du patronat dans une conjoncture économique difficile, à laquelle ont pris part quatre organisations patronales, va s’élargir davantage avec l’adhésion d’autres parties.

La volonté de travailler en collaboration pour une relance économique a été aussi exprimée par Mohamed Said Nait Abdelaziz, président de la CNPA. « Il faut travailler ensemble, se concerter, dialoguer dans le but d’aller vers un consensus », a-t-il indiqué. Il a affirmé que le but est de jouer « notre rôle d’opérateurs économiques ».  Evoquant la crise multidimensionnelle qui perdure, il a mis l’accent sur la nécessité de trouver des mécanismes aux fins de la dépasser et d’aller de l’avant. Le président de la CIPA a, pour sa part, mis en avant le potentiel des industriels algériens. Abdelwahab Ziani, signataire de ce pacte, a affirmé que les industriels et producteurs algériens ont pu répondre aux besoins des citoyens algériens pendant cette crise sanitaire avec des produits locaux, notamment pharmaceutiques et agroalimentaires. Il a cependant signalé les difficultés auxquelles font face certains secteurs en raison de cette pandémie, citant le BTPH et l’agriculture.

De son côté, Mouloud Kheloufi, président de l’AGEA, s’est penché sur les difficultés que rencontrent les entreprises. Selon lui, il est nécessaire de «mutualiser les efforts pour trouver des solutions simples en vue de la préservation des entreprises », surtout que l’on s’attendait, précise-t-il, à des mesures pour la sauvegarde des entreprises dans le cadre du PLF 2021. Il convient de noter que le projet de loi ne prévoit pas d’affectation de ressources financières pour la prise en charge des entreprises qui font face aux répercussions du coronavirus sur leur activité. Il a par ailleurs appelé à la prise en considération des propositions du patronat.

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