-- -- -- / -- -- --
Nationale

Automobile : Concertations avec des constructeurs internationaux

Automobile : Concertations avec des constructeurs internationaux

Le marché automobile connaît, ces trois dernières années, une stagnation. L’arrêt de l’importation des véhicules neufs a engendré une flambée des prix des voitures d’occasion et le blocage des kits CKD/SKD a causé une pénurie de pièces.

Ces faits ont poussé les autorités à établir une nouvelle stratégie pour débloquer la situation, et ce à travers la révision de la nouvelle loi sur l’investissement comportant des facilitations accordées aux partenaires étrangers pour investir dans le domaine et d’autres avantages encore.

Ainsi, la publication d’un cahier des charges relatif à l’activité de fabrication locale de voitures et à l’importation vient d’être annoncée. 

Le ministre de l’Industrie, Ahmed Zeghdar, avait abordé ce sujet en soulignant que des contacts sont en cours entre son département et de grandes firmes automobiles pour lancer une véritable industrie mécanique en Algérie. 

Il avait rappelé, à ce titre, la dernière visite de l’ambassadeur sud-coréen, Kim Chung-hoon, à la nouvelle usine de Batna, et ce dans le cadre de l’instauration, en Algérie, d’une véritable industrie automobile, avec un taux d’intégration plus élevé.

Cette usine s’appuie sur les derniers équipements de fabrication pris en charge par la technologie robot. Il convient également de noter que le groupe Kia-Hyundai s’est déjà engagé auprès des autorités algériennes à effectuer un transfert de technologie, et ce en augmentant le taux d’intégration locale de 50% et en se passant de devises fortes dans l’importation des pièces automobiles. 

Cette information a été confirmée lundi par le directeur général du développement industriel et de la compétitivité industrielle au ministère de l’Industrie, Ahmed Zayed Salem. Lors de son intervention sur les ondes de la radio nationale Chaîne 1, ce responsable a indiqué que « l’Algérie est en concertation avec des constructeurs automobiles internationaux pour lancer une véritable industrie locale dans le domaine », précisant que cela se fera à travers « le transfert de technologie et le développement de la manutention industrielle ».  

Concernant les modalités et paramètres du taux d’intégration, l’invité de la radio a fait savoir que celui-ci sera calculé sur des bases réelles, selon le taux d’utilisation des pièces de rechange fabriquées localement. Il a indiqué que tous les investisseurs dans la fabrication automobile seront obligés de travailler avec « des sociétés de manutention locales pour leur fournir des pièces de rechange ». 

Il est important de signaler au passage que le pays a connu une mauvaise expérience dans ce domaine, alors que l’Etat comptait sur le montage automobile. Une expérience qui a coûté très cher au Trésor public et qui a conduit certains hommes d’affaires en prison ou à des procès toujours en cours.

D’ailleurs, M. Zeghdar a déclaré aux médias, à ce sujet, que les montants colossaux dilapidés par le passé auraient pu permettre « d’acheter une chaîne de production complète ». 

En outre, au début du mois en cours, le même ministre avait confirmé la stratégie adoptée par le gouvernement pour l’avancement de l’industrie automobile en poussant les constructeurs mondiaux à établir des investissements directs étrangers créatifs pour la richesse locale et en fournissant tout le nécessaire pour cela, loin des complications administratives. 

Il avait souligné que le ministère travaillait à créer de la richesse et de la valeur ajoutée en exploitant des marchés importants comme celui de l’automobile, et ce en les finançant par une véritable industrie locale.

Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email