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Nationale

Réinsertion sociale de la population carcérale

Réinsertion sociale de la population carcérale

Annoncé durant la fin du mois de décembre dernier, lors d’une rencontre entre les ministres de la Justice et de la Formation professionnelle et le ministre délégué chargé des Microentreprises, la convention visant la prise en charge effective des détenus par le secteur de la formation professionnelle est en voie de se concrétiser à Constantine.

Une rencontre de suivi a été tenue ce mercredi au siège de la direction de la formation et de l’enseignement professionnels de la capitale de l’Est. L’occasion a été donnée aux participants, représentant les trois départements, d’étaler leurs avis sur la question afin d’offrir un cadre adéquat aux détenus pour l’apprentissage de métiers leur donnant plus de chances pour une réinsertion sociale une fois la peine purgée et, partant, leur faire éviter la récidive.

Ainsi, les jeunes détenus seront particulièrement épaulés dans le cas où ils mettraient en place leurs propres microentreprises ou start-up. C’est en tout cas ce qu’a annoncé, en marge de la rencontre, le directeur de l’Agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat (ANAD), ex-ANSEJ, institution devant contribuer de manière effective à la concrétisation de cet objectif.

Plusieurs points ont été débattus lors de la réunion présidée par la directrice de wilaya de la formation professionnelle, Rahima Zenati, à laquelle ont assisté les représentants des trois parties signataires de la convention, un juge, un chef de département de la formation professionnelle et deux représentants des établissements pénitentiaires de la wilaya, du Coudiat et de Boussouf en l’occurrence, en sus du chef de l’antenne constantinoise de l’ANAD.

Cette réunion, a expliqué la directrice de la formation professionnelle, «vient concrétiser la volonté de l’Etat de réhabiliter la population carcérale dans ses droits fondamentaux, à savoir une formation professionnelle et la possibilité, surtout, de créer une microentreprise, et ce dans le cadre de l’accompagnement de la nouvelle structure du secteur, à savoir Dar El-Mourafaka, la maison d’accompagnement et d’insertion».

Pour rappel, cette convention entre dans le cadre d’un projet visant à «favoriser la réinsertion sociale d’une frange fragile de la société (…) en vue d’une participation collective à la recherche d’une solution à une problématique étroitement liée à l’ordre public et à la paix sociale», avait souligné le ministre de la Justice, garde des Sceaux, en marge de la signature, le 17 décembre dernier, du document.

Il avait aussi précisé que l’initiative ne relevait pas du seul ministère de la Justice mais incombait aussi à d’autres instances étatiques, rappelant que la loi portant code de l’organisation pénitentiaire et de la réinsertion sociale des détenus «a institué un comité interministériel, comprenant 22 secteurs, pour accompagner les détenus pendant l’exécution de la peine d’emprisonnement et après la mise en liberté».

M. Zeghmati avait aussi souhaité que les efforts de formation et d’apprentissage soient en adéquation avec les besoins du marché national, plaidant pour l’orientation des détenus vers les programmes qui répondent à des besoins effectifs, garantissent un accès au marché de l’emploi et réunissent les conditions

nécessaires à la réussite de leur projet professionnel de sorte, avait-il dit, qu’ils soient mis définitivement à l’abri des risques de récidive.

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