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Nationale

Régularisation des algériens en situation de précarité à l’étranger : L’espoir d’une vie normale

Régularisation des algériens en situation de précarité à l’étranger : L’espoir d’une vie normale
Une mesure qui redonne de l’espoir aux algériens.

Le ministère des Affaires étrangères a annoncé, ce lundi, le début de la mise en œuvre de l’opération de prise en charge et de régularisation des ressortissants algériens en situation de précarité, apportant ainsi des clarifications sur cette mesure décidée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune.

Il s’agit d’une mesure qui redonne de l’espoir aux algériens en situation de vulnérabilité à l’étranger tant elle leur permet de sortir de l’ombre et reprendre en Algérie une vie normale.

Lors d’un récent Conseil des ministres, le premier magistrat du pays a pris une mesure exceptionnelle visant à régulariser des jeunes Algériens vivant dans une situation précaire et irrégulière. Ces derniers font l’objet de procédures judiciaires ou administratives liées à de petites infractions relatives à l’ordre public ou à d’autres faits de ce genre.

Cette mesure de clémence a été perçue par les observateurs comme une action salvatrice envers des jeunes Algériens victimes de manipulation par des cercles voulant porter atteinte à l’Algérie.

Selon un communiqué, le ministère des Affaires étrangères informe que « ces citoyens peuvent régulariser leur situation et rejoindre le pays dans un cadre organisé », ajoutant que « le ministère invite les intéressés à se rapprocher des représentations diplomatiques et consulaires algériennes dans leurs pays de résidence afin de soumettre leurs demandes de régularisation et de déposer les dossiers requis pour bénéficier de cette mesure, à condition de ne pas répéter les actes pour lesquels ils sont poursuivis ».

Le ministère a, en outre, réaffirmé « son engagement à accompagner, protéger et prendre en charge les préoccupations de la communauté nationale résidant à l’étranger, conformément aux instructions suprêmes des plus hautes autorités du pays ».

Ainsi, la concrétisation sur le terrain de cette mesure devrait débuter incessamment, d’autant que des dizaines de jeunes vivant à l’étranger et dans une situation illégale et précaire attendaient les modalités et des clarifications.

Il convient de rappeler qu’à travers cette mesure exceptionnelle, le chef de l’Etat veut protéger cette frange des Algériens en situation irrégulière, notamment en France et en Espagne, des manipulations dont ils font l’objet, que ce soit par des réseaux de trafiquants et de banditisme ou par des cercles politiques actifs, principalement en France et en Grande-Bretagne.

Les tenants de l’extrême droite en France ont fait de la question de l’immigration clandestine ou légale un tremplin politique pour cibler l’Algérie et un instrument médiatique pour dénigrer la situation globale de l’Algérie, qualifiant, au demeurant, la jeunesse algérienne de vecteur d’insécurité et de terrorisme.

Selon le communiqué de la Présidence, qui avait annoncé la décision, il s’agit d’une mesure de grâce décidée par le président de la République au profit de ces jeunes Algériens en situation de précarité et irrégulière, ayant été délibérément induits en erreur par des individus qui se croyaient capables de nuire à la crédibilité de l’Etat en les instrumentalisant à l’étranger contre leur pays.

Le communiqué précise que « la plupart de ces jeunes n’ont commis que des infractions légères, comme la crainte d’une simple convocation par la police ou la Gendarmerie nationale pour être entendus sur des faits liés à l’ordre public ou d’autres motifs similaires ».

Le Président souligne qu’il existe des individus ou des cercles « qui voulaient utiliser les statistiques relatives à « la harga » pour ternir l’image de l’Algérie, dans le but de semer le désarroi parmi les jeunes afin qu’ils quittent illégalement l’Algérie ».

Pour le chef de l’Etat, « ces jeunes se trouvent aujourd’hui loin de leur patrie, de leurs proches et de leurs amis, souffrent de pauvreté extrême et de misère, et sont réduits à exécuter des tâches humiliantes, tandis que certains sont instrumentalisés contre leur pays ».

Le communiqué exclut toutefois de cette mesure exceptionnelle les auteurs de crimes de sang, de trafic de drogue, de trafic d’armes, ainsi que toute personne ayant collaboré avec des services de sécurité étrangers dans le but de porter atteinte à sa patrie, l’Algérie.



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