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Nationale

Réfugiés africains : L’inquiétude grandissante des autorités

Réfugiés africains : L’inquiétude grandissante des autorités

Des mesures drastiques ont été prises, notamment un déploiement massif de l’armée, de la Gendarmerie nationale et des Gardes-frontières sur la bande frontalière séparant l’Algérie du Mali et du Niger.

Une batterie de mesures a été prise à la fin du mois de juin, consistant en le renforcement de la présence des corps de sécurité dans des postes avancés, afin de contrecarrer les tentatives d’entrée irrégulière sur le territoire national à travers des points de transit souvent empruntés par les contrebandiers. On sait aujourd’hui pourquoi l’Algérie a déployé 3 000 militaires supplémentaires à ses frontières avec le Mali et le Niger pour faire face aux flux de migrants arrivant de ces pays. La raison : Une vague massive d’immigrés estimés à 200 000 s’apprête à déferler sur la région nord-africaine. Si la Libye ne semble plus présenter d’intérêt pour les Subsahariens désireux de se rendre en Europe, c’est vers l’Algérie que la vague convergerait en provenance du Niger. Des images satellites confirment l’ampleur de cette pérégrination qui a mis en alerte les instances internationales et les services de sécurité des pays ciblés.

La situation est des plus alarmantes ; d’autant que des données confirment que depuis janvier dernier le flux d’immigrés subsahariens ayant clandestinement traversé la frontière aurait quasiment doublé par rapport à l’année précédente. Le commandement de la Gendarmerie nationale a, en effet, décidé de déployer des éléments supplémentaires des gardes-frontières au niveau de la bande frontalière des wilayas de Tamanrasset et d’Adrar, selon le quotidien El-Khabar qui révèle l’information, afin d’empêcher toute intrusion de migrants et de réfugiés. De nouveaux points de contrôle ont été également installés tout au long des routes reliant l’Algérie aux pays voisins, notamment celles liant Tamanrasset à Tin Zaoutine, Tamanrasset à In Guezzam et Timiaouine à Bordj Badji-Mokhtar et Adrar. Les autres routes empruntées par les clandestins et les narcotrafiquants seront également surveillées tout en limitant la zone de circulation des personnes et des véhicules. Autre mesure prise par l’Algérie pour le traitement du phénomène de l’immigration clandestine, la déclaration de ces régions précitées comme zones militaires interdites aux civils sauf autorisation des autorités militaires. Les nomades des régions de Bordj Badji-Mokhtar, Arik, Tafessast, In Guezzam, Tin Zaoutine, Timiaouine et Tin Trabine ont été informés par les autorités de ces nouvelles mesures pour leur déplacement.

Les autorités sont en train de mettre en place les mécanismes nécessaires pour résoudre ce qu’elles perçoivent comme « un problème de grande ampleur », en rapatriant le maximum de migrants clandestins et en rendant « hermétiques » les 2 330 kilomètres de frontières avec le Mali et le Niger. L’armée a décidé de déclarer les territoires limitrophes du Mali, du Niger et de la Mauritanie zones militaires interdites aux civils n’ayant pas reçu une autorisation préalable. La Mauritanie a elle aussi de son côté fermé ses frontières avec l’Algérie pour se prémunir des incursions des terroristes qui se fondent le plus souvent avec ces flux massifs de réfugiés. Incapables de surveiller les immenses territoires sahariens, les autorités mauritaniennes ont tout simplement décidé de bloquer leurs frontières. Le ministère mauritanien de la Défense vient de déclarer la frontière mauritano-algérienne zone militaire avec interdiction stricte aux civils d’y circuler ou de la traverser : « Toute personne circulant ou transitant dans cette zone sera traitée comme une cible militaire », a indiqué un communiqué du ministère de la mauritanien de la Défense. La zone définie est une zone militaire comprise entre Cheggat, au nord-est, Aïn Ben Tili, au nord-ouest, Dhar Tichitt, au sud-ouest et Lemreyya, au sud, lit-on sur le communiqué. Cette zone correspond à toute la bande qui sépare au nord les deux pays. Selon la même source, cette décision radicale est motivée par le fait qu’il « est devenu impossible pour l’armée de distinguer les paisibles citoyens des criminels, trafiquants et groupes terroristes qui sévissent dans cette région ». Il faut souligner que cette région a connu dernièrement un fait sanglant. Un groupe armé, des terroristes ou des contrebandiers, a attaqué un point de contrôle de l’armée mauritanienne situé non loin des frontières. 

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