Réformes économiques en Algérie: Les bons points du FMI – Le Jeune Indépendant
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Réformes économiques en Algérie: Les bons points du FMI

Réformes économiques en Algérie: Les bons points du FMI

Les perspectives économiques de l’Algérie au cours de l’année 2024 sont bonnes et positives, en dépit de plusieurs facteurs et contraintes comme l’inflation. C’est ce que vient de confirmer le Fonds monétaire international dans son dernier rapport publié vendredi soir.

L’institution a indiqué que ces perspectives économiques à court terme sont globalement positives et que la croissance économique devrait rester forte en 2024, atteignant le niveau de 3,8%. Cette croissance est soutenue en partie par d’énormes dépenses financières, étant donné que l’inflation que connaît le pays, commencera à ralentir, grâce à la baisse des prix des produits alimentaires frais. Selon le même rapport, cette inflation pourrait atteindre des niveaux relativement élevés et deviendrait une source d’inquiétude.

Cependant, le Fonds anticipe un recul progressif des tendances inflationnistes, dont le taux moyen devrait passer ainsi d’un niveau de 9,3% enregistré au terme de l’exercice écoulé à 7,6% en 2024, avant de poursuivre sa baisse pour passer à 6,4% l’année prochaine, 6,1% en 2026, 5,5% en 2027, puis 5,2% et 5% respectivement en 2028 et 2029.

Le Fonds a considéré que la bonne performance, qualifiée de « robuste », résultant de la reprise de la production d’hydrocarbures et la bonne performance dans les secteurs de l’industrie, de la construction et des services, ainsi que la présence d’un excédent du compte courant pour la deuxième année consécutive, ont joué un rôle majeur dans la réalisation de la croissance économique du pays, atteignant 4,2 pour cent au cours de l’année 2023.

Le FMI salue également, dans la foulée, « l’engagement des autorités en faveur des réformes, notamment les efforts visant à stimuler l’investissement, à améliorer la transparence budgétaire et à lutter contre les risques de corruption ».

Selon les experts du FMI, l’économie algérienne « émergeait encore de la pandémie de Covid-19 lorsque les retombées de la guerre en Ukraine et les sécheresses récurrentes ont fait grimper l’inflation, tandis que les prix internationaux élevés des hydrocarbures ont stimulé les recettes publiques et les exportations ».

Aussi, la position financière extérieure de l’Algérie « est restée solide », enregistrant « un excédent du compte courant pour la deuxième année consécutive », souligne les auteurs du rapport, en observant toutefois que les pressions inflationnistes ont persisté, « principalement en raison des prix élevés des produits alimentaires », tandis que le déficit budgétaire « s’est creusé, quoique moins que prévu dans le budget révisé de 2023 en raison de taux d’exécution relativement lents ».

S’agissant des perspectives économiques globales à moyen terme, celles-ci dépendraient, selon l’institution de Bretton Woods, « des efforts de diversification de l’économie et de la capacité à attirer les investissements privés ». Le Fonds évoque à cet égard de potentiels risques liés notamment à « la volatilité des prix internationaux des hydrocarbures, d’importants besoins budgétaires, une dette publique croissante, ainsi que d’éventuels événements climatiques extrêmes pouvant affecter l’économie et le budget de l’Etat.

Cependant, pour les experts du FMI, « des réformes structurelles soutenues, audacieuses et profondes et des efforts résolus pour diversifier l’économie, améliorer le climat des affaires, attirer les investissements et exploiter de nouveaux marchés d’exportation pourraient stimuler davantage la croissance et la création d’emplois ».

Le rapport préconise « un rééquilibrage progressif de la politique budgétaire pour contribuer à préserver les marges de manœuvre et améliorer la viabilité des finances publiques ».

Le FMI recommande ainsi une réforme des subventions énergétiques, tout en veillant à garantir un soutien ciblé aux plus vulnérables et à maintenir l’équité sociale, de même qu’il appelle à « un resserrement proactif de la politique monétaire, par le biais d’une augmentation du taux directeur et du taux de réserves obligatoires, combiné à une absorption continue des liquidités », pour soutenir les politiques anti-inflationnistes.

En conclusion, le rapport insiste sur l’importance de « poursuivre les réformes structurelles pour améliorer l’environnement des affaires, soutenir la participation des jeunes et des femmes au marché du travail et promouvoir une croissance diversifiée, verte et tirée par le secteur privé ».

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