Réforme hospitalière : Fin du modèle classique, place aux managers de la santé
Face aux crises et aux mutations technologiques, le ministère de la Santé accélère sa mue. Lors de la remise des diplômes aux futurs cadres gestionnaires, le Pr Mohamed Seddik Aït Messaoudene a insisté, ce samedi, sur l’urgence d’adopter une « culture de l’administration contemporaine » axée sur la qualité des services et l’évaluation continue.
Dans son allocution, le ministre a salué la portée symbolique du choix de ce nom, affirmant que « le choix du nom de la martyre Meriem Bouatoura pour cette promotion porte des significations profondes et un message noble, selon lequel la construction de l’Algérie nouvelle demeure un engagement fidèle aux valeurs de sacrifice, de loyauté et d’appartenance nationale incarnées par nos martyrs ».
Évoquant la portée de cette sortie de promotion, il a souligné que « cette graduation ne représente pas seulement une étape académique, mais incarne l’investissement de l’État dans le capital humain et sa conviction profonde que la construction d’un système de santé fort et moderne repose sur des compétences qualifiées, capables de gérer, planifier, diriger et décider avec efficacité et professionnalisme ».
Le ministre a également rappelé les défis auxquels font face les systèmes de santé à l’échelle mondiale, estimant que « les systèmes de santé dans le monde sont confrontés à des défis rapides et complexes qui exigent de nouveaux modèles de gestion fondés sur l’efficacité, la flexibilité, l’anticipation et l’adaptation aux transformations majeures, notamment dans les domaines de la numérisation, de la gouvernance sanitaire et de la gestion des crises ».
Dans ce contexte, il a réaffirmé la poursuite des réformes engagées dans le secteur, précisant que « le ministère de la Santé poursuit la mise en œuvre de sa vision visant à moderniser le système de santé national à travers le renforcement d’une gestion moderne des établissements, le développement des mécanismes de planification, d’évaluation et d’amélioration de la qualité des services, ainsi que la consécration de la numérisation comme choix stratégique pour améliorer la performance et rapprocher les services du citoyen ».

Le ministre a relevé le rôle central de la formation, déclarant : « Nous accordons une importance majeure à la formation des ressources humaines, considérée comme la pierre angulaire de la réussite des réformes du secteur », saluant dans ce cadre le rôle de l’École nationale de management et la gestion de santé (ENMAS) dans la préparation des cadres du secteur.
S’adressant aux nouveaux diplômés, il a affirmé : « Vous rejoignez aujourd’hui un parcours professionnel noble et une responsabilité nationale importante qui exige engagement, discipline et éthique du service public, ainsi qu’un travail d’équipe constant », rappelant que la gestion des établissements de santé est directement liée à l’amélioration de la prise en charge des citoyens et à la sécurité sanitaire du pays.
Il a enfin appelé à promouvoir une culture de l’administration moderne, estimant que « l’Algérie a besoin de jeunes compétences dotées d’une vision moderne et prospective, convaincues que la gestion contemporaine repose sur la performance, la qualité et l’innovation ».
La cérémonie s’est achevée sur un hommage aux martyrs de la Révolution et un message de soutien aux nouveaux administrateurs, appelés à contribuer activement à la modernisation du système de santé national.