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Nationale

« Redynamiser le tourisme en tant qu’alternative puissante »

« Redynamiser le tourisme en tant qu’alternative puissante »

Amar Ghoul, ministre du Tourisme, de l’Aménagement du territoire et de l’Artisanat,vient d’effectuer une visite d’inspection et de travail dans le chef-lieu de la wilaya de Saïda. Sa venue a constitué une véritable bouffée d‘oxygène pour redynamiser le secteur du tourisme de cette ville, renommée pour la beauté de ses sites et pourles traces et vestiges de la civilisation millénaire de l’Algérie.

Le citoyen algérien qui n’a jamais visité Saïda connaît avant tout cette ville pour sa célèbreeau minérale Saïda. Pour beaucoup, cette source d’eau se confond avec la ville. Il faut dire que cette eau a été la première à être mise en bouteille par l’Algérie indépendante. Pendant des décennies, l’eau minérale de Saïda avait en quelque sorte le monopole. Elle n’était concurrencée que par celles de Mouzaïa et de Bouharoun qui, toutefois, étaient gazeuses.La bouteille d’eau minérale Saïda était, à cette époque postindépendance, commercialisée sous forme de bouteille en verre, beaucoup plus hygiénique et meilleure pour la santé que les bouteilles en plastique actuelles. Mieux encore, la Saïda d’avant avait une ouverture protégée par une capsule en aluminium facilement détachable. L’eau minérale de Saïda reste à ce jour la reine des eaux minérales en Algérie bien que les marques dans notre pays se soient considérablement multipliées. Cependant, l’exploitation de l’eau minérale de Saïda ne relève plus du monopole de l’Etat. Le secteur privé se l’est approprié depuis quelques années – en bien, il faut le dire –en modernisant grandement ses structures et ses équipements, tout en augmentant sensiblement ses capacités de production et de commercialisation. Pour s’en rendre compte, il n’y a qu’à voir défiler, sur les routes menant à Saïda, lessemi-remorques géantes ultramodernes portant l’effigie de la marque de cette eau minérale, la plus ancienne du pays.

Saïda, une ville en pleine expansion où il fait bon vivre

Saïda est nommée, à juste titre d’ailleurs, la ville des eaux. Sa région renferme d’importantes sources d’eau chaude reconnues pour ses caractéristiques bénéfiquespour la santé. On citera, à titre d’exemple, Hammam Rabbi et Hammam AïnSkhouna. La première station thermale se situe à une dizaine de kilomètres de la ville de Saïda. Elle est gérée avec professionnalisme par l’Entreprise de gestion touristique, relevant du secteur public à Tlemcen. Cette station thermale travaille sept jours sur sept, tout au long de l’année,et enregistre une affluence nombreuse. Malgré ses larges capacités d’hébergement, il est difficile de trouver une chambre tant la demande est grande. Sur les lieux, un investisseur privé, Khaled Hamadite, a édifié, depuis 2010, un hôtel d’une capacité de plusieurs dizaines de lits.Il détient également un projet pour la construction d’un imposant centre de soins. Le ministre du Tourisme a d’ailleurs fait une visite au projet en cours, et ce avec la délégation qui l’accompagnait. Une visite prévue dans le programme d’inspection et de travail du ministre à Saïda. M. Ghoul a écouté attentivement les grandes lignes du projet présentées par les experts et n’a pas ménagé ses encouragements quant au développement et au renforcement du tourisme dans la région. En rendant visite à une institution publique activant dans le tourisme, à savoir Hammam Rabbi, et en s’enquérant du projet d’extension d’un hôtel, fruit d’un investissement privé, Amar Ghoul a démontré que dans l’effort du rayonnement du tourisme en Algérie, il n’y a pas de distinction entre le secteur privé et le secteur public, car tous les deux œuvrent à réaliser des projets ayant un caractère national, pour le bien de l’ensemble de la communauté. Par conséquent, ils méritent le soutien, l’accompagnement et les encouragements de l’Etat.

Redynamiser les sites naturels

Cette aide de l’Etat se reflète d’ailleurs dans le développement spectaculaire de la ville de Saïda. Le tissu urbain a en effet été complètementréaménagé ettrès largement étendu, effaçant presque entièrement les traces du passageducolonialisme français. Les tissuurbain a connu uneextensionextraordinaire avec des rues larges et des avenues élégantes où l’on retrouve des feux tricolores à tous les carrefours. Il n’existe plus d’enseignes bilingues et tous les bâtiments, publics ou privés,portent une appellation en langue nationaleuniquement. Ce qui surprend agréablement le visiteur, c’est bien l’explosion de la construction urbaine. Ici, tout est neuf. Quant à l’environnement, l’abondance des récentes précipitations adonné un paysage verdoyant et printanier à la ville mais aussi à toute la campagne environnante, caractérisée par un relief de moyennes montagnes. Saïda respire en ces premiers jours d’avril un air frais et sain où il fait bon vivre. A cette atmosphère agréable s’ajoutent la cordialité, l’accueil chaleureux et l’hospitalité traditionnelle de ses habitants.

Le ministre du Tourisme, a voulu redynamiser ces sites géographiques agréables et ces belles valeurs humaines sur le plan local et national mais aussi international. Sur le plan local d’abord, il a tenu à visiter un coin de forêt jouxtant la ville de Saïda.D’importants travaux de réaménagement y sont en effet réalisés pour procurer aux familles de Saïda des espaces de détente, de loisirs et de jeux pour les enfants. Sur ces lieux, marqués par une multitude d’arbres centenaires aux essences rares, le ministre a insisté particulièrement sur les mesures à prendre pour la protection de la nature et de l’environnement. Il s’est réjoui de la prise en charge de ce milieu naturel qui ne peut être que bénéfique au bien-être des habitants de Saïda. L’établissement hôtelier trois étoiles de la ville de Saïda, l’hôtel El-Forsane, profite lui aussi de cette splendide forêt. Son bâtimentet ses structures construits dans la première décennie de l’indépendance, ont fait leur temps. C’est pourquoi un grand projet de rénovation est en cours. Le ministre a donc tenu à visiter ce chantier. Il a demandé que soit apporté le plus grand soin à cette rénovation étant donné la vocation touristique de Saïda. Cette ville, qui se trouve en effet à la porte des vastes régions du Sud et du Grand Sud, est appelée à recevoir de nombreux voyageurs qui transitent par là mais aussi des touristes étrangers qui viennent pour s’imprégner, de la riche histoire de cette région,laquelle recèle des vestiges d’une grande valeur archéologique et civillisationnelle. Pour les Algériens, cette ville de Saïda est également chargée d’histoire. L’Emir Abdelkader aen effet installé, son quartier généralde la résistance contre l’occupation françaisedans les grottes gigantesques de la région.L’hôtel El-Forsane, qui abrite aussi un spécimen d’une forêt aux essences rares, est véritablement un espace de culture et de civilisation.

L’artisanat préservé et encouragé

On ne peut dissocier le tourisme de l’artisanat, miroir du savoir-faire ancestral, du rayonnement du patrimoine et du génie des habitants de Saïda. Le ministre, à cet effet,s’est longuement attardé dans sa visite du Centre de l’artisanat de Saïda. Pour promouvoir l’artisanat dans cette ville, les pouvoirs publics ont édifié un imposant centre ultramoderne, qui offre d’excellentes conditions aux maîtres artisans pour exposer et vendre leurs créations. Des salles ont même été aménagées, permettant aux artisans de travailler sur place. Parmi les secteurs de l’artisanat présentés, on citera la pâtisserie traditionnelle, le travail du cuir, du fer, du bois, les tenues vestimentaires du terroir, la poterie et la céramique. Pour la préservation et la sauvegarde de cet art ancestral et de son savoir-faire, des ateliers fonctionnent avec à leur tête des maîtres artisans dans tous les secteurs. AmarGhoul s’est attardé avec ces gardiens de notre patrimoine, conversant longuement avec ces hommes et ces femmes, échangeant et partageant leurs idées, et leur suggérant d’exposer et de commercialiser leurs produits dans les galeries d’art des lieux de villégiature touristiques pour la promotion et le rayonnement des œuvres des artisans. Dans son intervention au siège de la wilaya, clôturant sa visite de travail à Saïda, le ministre Amar Ghoul a invité les opérateurs nationaux à investir davantage dans le tourisme, un secteur très porteur dans la valeur ajoutée, surtout en ce moment, alors que la conjoncture économique du pays traverse une période sensible. Cet accroissement sera particulièrement favorable à l’extension du tourisme interne, un créneau fort qui reste cependant marginalisé compte tenu des faibles capacités d’accueil.

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