Recul de la pandémie de la Covid-19 : Derrar appelle à la prudence  – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Recul de la pandémie de la Covid-19 : Derrar appelle à la prudence 

Recul de la pandémie de la Covid-19 : Derrar appelle à la prudence 

La pandémie de la Covid-19 continue de reculer en Algérie. Le bilan communiqué ces dernières 24 heures par le ministère de la Santé fait état de la contamination de quatre personnes, précisant qu’aucun décès n’a été déploré. Une situation de stabilité qui dure d’ailleurs depuis plusieurs semaines et donne espoir à un éventuel retour à une vie normale, mais cela n’est pas une certitude.

C’est la question qui alimente les débats un peu partout. Celle qui soulève l’espoir d’un retour à une vie normale. Est-ce que c’est le début de la fin de la pandémie en Algérie. Le directeur de l’Institut Pasteur Algérie, Fawzi Derrar, reste, pour sa part, prudent.

Il a affirmé que les menaces du coronavirus existent toujours en Algérie et que le virus vivra avec nous pendant de nombreuses années encore. Selon lui, la pandémie n’est pas finie tant que l’Organisation mondiale de la santé n’a pas déclaré la fin de l’état d’urgence sanitaire.  

Le Dr Derrar a attribué la baisse du taux de contamination et la stabilité de la situation épidémiologique à l’immunité que les Algériens ont acquise du mutant Omicron. Cette immunité, a-t-il prévenu, ne durera pas longtemps et ne dépassera pas les six prochains mois. «Nous devons donc être préparés pour faire face à toute évolution de la pandémie», a-t-il ajouté.

Le Dr Derrar a expliqué que le virus est connu pour avoir eu de nouveaux mutants en Europe et en Asie, mais le taux de vaccination élevé a permis une baisse rapide des infections, et c’est l’un des avantages de la vaccination que les Algériens n’arrivent toujours pas à accepter. 

L’intervenant a appelé les Algériens à se faire vacciner pour éviter les scénarios catastrophiques et faire pression sur les services hospitaliers, comme cela s’est produit par le passé. «La vaccination reste importante pour faire pression sur le virus, qui ne disparaîtra pas et restera pendant les années à venir.

Aussi, il est important de se mobiliser et de se préparer à l’affronter», a-t-il averti. Le directeur de l’Institut Pasteur a regretté le très faible taux de vaccination contre la Covid-19, lequel n’a pas dépassé les 32%, atteignant 0% au cours des deux derniers mois, mars et avril, et ce dans de nombreux centres à travers plusieurs wilayas. «Nous avons remarqué très peu d’engouement ces jours-ci pour la vaccination.

Le stock est stable et n’a pas bougé», a-t-il déploré. Le responsable n’a pas nié l’expiration d’une quantité de doses de vaccin, sans préciser le nombre exact. Cependant, il a confirmé la validité d’autres quantités en stock jusqu’en 2023, ce qui nécessite d’accélérer l’opération de vaccination. 

Le Dr Derrar a souligné que l’immunité acquise d’Omicron a freiné sa propagation, mais la solution appartient aux Algériens pour l’éliminer et empêcher son retour en force, d’autant plus que les récents développements ont confirmé son adaptation au milieu et son retour plus fort qu’avant. Il n’a pas exclu une quatrième dose pour les vaccinés afin de renforcer leur immunité en cas d’évolution épidémiologique alarmante, estimant que les indicateurs actuels sont positifs et incitent au réconfort mais aussi à la prudence.

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