-- -- -- / -- -- --


Nationale

Maîtres assistants : le recrutement passe par l’entretien oral

Maîtres assistants : le recrutement passe par l’entretien oral
Kamel Baddari.

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a affirmé que l’entretien oral dans les concours de recrutement au grade de maître assistant n’est, en aucun cas, une simple formalité. Il constitue, au contraire, une étape essentielle du processus d’évaluation des candidats, encadrée par des critères nationaux précis et harmonisés.

Le ministre a précisé, dans une réponse adressée au sénateur Youcef Eider, qu’une grille nationale détaillée est appliquée pour la notation des entretiens oraux lors des concours de recrutement des enseignants universitaires.

Cette mesure s’appuie sur la décision ministérielle du 14 mai 2022, prise conformément à l’article 8 du décret exécutif n°12-194 du 25 avril 2012, qui fixe les modalités d’organisation des concours et examens professionnels dans les institutions et administrations publiques.

Selon le ministre, cette décision définit des critères nationaux pour la sélection des candidats au poste de maître assistant, élaborés après concertation avec les établissements du secteur, les conférences régionales des universités (Est, Centre et Ouest) ainsi qu’avec les partenaires sociaux.

Le processus de sélection repose sur l’examen du dossier pédagogique et scientifique du candidat. Plusieurs éléments sont pris en compte, notamment l’expérience d’enseignement dans les établissements universitaires ou dans d’autres secteurs d’activité, les travaux et productions scientifiques, l’ancienneté ainsi que les diplômes obtenus.

L’entretien oral constitue une composante de cette évaluation globale. Il est noté sur 4 points sur un total de 20 attribués au dossier scientifique et pédagogique.

La grille nationale prévoit des critères d’évaluation bien définis. Les membres du jury examinent notamment la capacité du candidat à analyser et à synthétiser, la clarté et la qualité de son discours, ses aptitudes en communication ainsi que ses compétences scientifiques.

Chaque critère est noté de zéro à un point. L’évaluation est assurée par des enseignants-chercheurs de rang professoral ou de maître de conférences appartenant à la même spécialité que celle du poste ouvert au concours.

Le ministre a insisté sur le fait que l’entretien devant la commission de sélection ne constitue pas une simple formalité administrative. Il s’agit d’un outil permettant d’évaluer concrètement la personnalité du candidat, sa maîtrise réelle de sa spécialité et sa capacité à présenter ses idées de manière claire.

Cette étape permet également d’apprécier des qualités indispensables à l’exercice du métier universitaire, telles que la communication, la confiance en soi, l’équilibre et la capacité à répondre à des questions scientifiques pointues. L’entretien donne, en outre, l’occasion d’évaluer le projet de recherche du candidat, sa vision académique et sa compatibilité avec les priorités de l’établissement et les orientations du ministère.

Concernant la justification écrite des notes attribuées aux candidats, le ministre a indiqué que les résultats détaillés, incluant les notes obtenues, sont publiés par les établissements universitaires lors de l’annonce des résultats finaux du concours, et ce afin de garantir la transparence.

Il a également souligné que les candidats disposent d’un droit de recours en cas de soupçon d’atteinte aux principes de transparence ou d’égalité des chances. Si de telles irrégularités sont confirmées, elles sont considérées comme une faute professionnelle grave de la part d’un membre du jury et peuvent donner lieu à des procédures disciplinaires.

S’agissant de la condition de résidence pour le recrutement des maîtres assistants, notamment dans les universités du Sud, le ministre a rappelé que ces recrutements sont régis par les textes législatifs relatifs à la fonction publique, notamment l’ordonnance n°06-03 du 15 juillet 2006 portant statut général de la fonction publique.

Ils sont également encadrés par le décret exécutif n°24-103 du 7 mars 2024, modifiant et complétant le décret exécutif n°08-130 du 3 mai 2008 relatif au statut particulier de l’enseignant-chercheur, ainsi que par la décision ministérielle du 14 mai 2022.

Concernant la priorité éventuelle accordée aux candidats originaires de la région, le ministre a précisé que cette question relève des dispositions et réglementations édictées par la Direction générale de la fonction publique et de la réforme administrative. Toutefois, la nature de l’institution universitaire et la nécessité de garantir un encadrement pédagogique et scientifique de qualité peuvent exiger le recours à des compétences issues de l’ensemble du territoire national.



Veuillez activer JavaScript dans votre navigateur pour remplir ce formulaire.

Cet article vous-a-t-il été utile?

Cet article vous-a-t-il été utile?
Nous sommes désolés. Qu’est-ce qui vous a déplu dans cet article ?
Indiquez ici ce qui pourrait nous aider a à améliorer cet article.
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email