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Nationale

Recrutement d’enseignants: l’ultime test pour Benghebrit

Recrutement d’enseignants: l’ultime test pour Benghebrit

Les candidats aux postes d’enseignants ouverts par le ministère de l’Education nationale entament leur dernier virage. Sur près de 700 000 candidats ayant passé le premier test, 148 000 ont réussi à se maintenir en course.

Ils seront appelés à négocier l’ultime test oral prévu les 2 et 3 juillet, à l’issue duquel les 28 000 retenus entreront quelques jours plus tard en stage.

Il est à relever que plus de 80 000 candidats s’étant inscrits au concours ont préféré déserter l’examen. Selon le conseiller de la ministre, Mohamed Chaib Draa Ethani, « le taux des candidats qui ne se sont pas présentés le jour de l’examen avoisine 12% du total des postulants ».

Il a ajouté que les résultats définitifs de cette opération, qui va permettre le recrutement de 28 000 enseignants dans les trois paliers de l’éducation, seront affichés le 7 juillet. Les postes budgétaires ouverts selon les paliers sont repartis comme suit : 17 595 pour le cycle primaire, 7 497 pour le cycle moyen et 2 983 pour le secondaire.

Il est vrai que le scandale ayant secoué la session ordinaire du baccalauréat 2016 à la suite des fuites massives de sujets a retardé l’annonce des résultats et, par ricochet, la tenue des épreuves orales prévues au début du mois en cours.

Le même responsable a affirmé que l’opération « s’est déroulée dans la transparence et l’équité comme s’il s’agissait des épreuves du baccalauréat », promettant des conditions similaires durant l’étape du concours oral. Si l’on s’en tient aux déclarations des responsables de l’éducation, lesquels ont à maintes reprises annoncé que le souci de la tutelle est de parvenir à un recrutement « de qualité », le prochain test ne sera pas une sinécure.

Il est fort à parier aussi que certaines questions du psycho-test seront triées sur le volet afin de permettre au plus grand nombre d’enseignants contractuels de franchir ce cap, cela au cas où d’autres mesures n’ont pas été prévues.

Il est clair que les déclarations de Mme Benghebrit au mois de mai et qui avaient pour but de calmer la colère des enseignants contractuels seront suivies de mesures pour permettre au plus grand nombre d’entre eux de passer ce cap. Il est à noter que pour le département de l’Education, cette année a été riche en rebondissements.

La grève des enseignants soutenue par la quasi-totalité des représentations syndicales au début de l’année, la polémique autour de l’introduction de la langue parlée (derdja) pour les premières années du palier primaire, la montée au créneau des enseignants contractuels à quelques semaines de la fin de l’année scolaire et pour finir, la fuite massive des sujets du baccalauréat fait unique dans les annales de l’examen du fin de cycle secondaire, n’ont en effet pas laissé de répit aux chargés du secteur, lesquels ont toutefois réussi à chaque fois à se tirer d’affaire.

Les observateurs restent unanimes à qualifier toutes ces turbulences de manœuvres visant à déstabiliser la première responsable du département. Seulement, les messages moult fois réitérés du gouvernement, lequel n’a cessé de soutenir la ministre, n’ont point laissé d’ambiguïté.

Et le dernier remaniement de l’équipe gouvernementale a coupé court aux manœuvres déstabilisatrices des détracteurs de Benghebrit. La ministre sera bien là à la prochaine rentrée.

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