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Nationale

Recours au financement extérieur : L’approbation des experts

Recours au financement extérieur : L’approbation des experts

Le gouvernement actuel, dans l’obligation de trouver des solutions pour le déficit budgétaire, est « obligé » d’aller vers le financement extérieur pour financer les projets stratégiques. C’est ce qu’a affirmé Mohamed Boukhari, économiste et enseignant à l’université d’Alger 3.

Après « l’échec » des politiques financières adoptées par les gouvernements Sellal et Ouyahia, l’exécutif Bédoui opte pour le financement extérieur comme « ultime » solution.

Intervenant au Forum d’El Moudjahid, Boukhari, qui est également un observateur dans le domaine des finances, a indiqué que l’emprunt obligataire et le financement non conventionnel, communément appelé planche à billets, ont apporté certes des solutions ; elles ont en même temps créé des problèmes. Le gouvernement actuel, chargé de gérer les affaires courantes, se tourne cette fois vers les institutions financières internationales de développement pour financer des projets d’investissement. Cependant, ce n’est pas n’importe quel projet qui va être financé, mais des critères bien définis doivent être remplis pour aller vers ce moyen de financement. Selon cet expert, qui se réfère strictement à la déclaration du ministre des Finances, le projet doit être économique et rentable, donc créateur de richesse et de valeur. Il doit être également structurant, de manière à avoir un impact sur l’économie nationale avec la réduction des coûts et l’augmentation de la productivité. Il est aussi important de prendre en compte la soutenabilité de la dette, car il faut s’endetter dans des projets qui permettent d’obtenir des surplus, nécessaires pour le remboursement.

Ces projets doivent donc être préalablement adoptés par une commission de sélection, qui devrait être composée de plusieurs départements ministériels en associant la Banque d’Algérie et des experts, pour ensuite les soumettre à ces institutions financières internationales à l’instar de la Banque africaine de développement, la Banque islamique de développement pour décider de l’octroi du financement, car « ces dernières ne vont pas financer n’importe quel projet », explique-t-il, signalant qu’un « projet bien ficelé qui passe avec un bon business plan » constitue la garantie de fond, outre la garantie de l’Etat.

L’intervenant fait le parallèle avec l’endettement de l’Algérie auprès du FMI dans les années 1990, qui était à l’époque pour financer les dépenses publiques, contrairement à ce financement qui va se faire auprès des institutions financières de développement dont l’Algérie est membre, et pour financer des projets qui auront un impact sur l’économie nationale.

L’expert ne trouve donc aucun inconvénient que le gouvernement prenne cette décision, signalant que les réformes profondes de l’économie vont être du ressort du prochain gouvernement qui va venir avec l’élection du président de la République. Cette solution est donc « acceptable » d’autant que « la situation actuelle ne permet pas de lancer des réformes profondes », a-t-il précisé.

Par ailleurs, il estime que l’abrogation partielle de la règle 51/49 va permettre d’attirer les IDE, mais il est important de définir les secteurs stratégiques qui ne sont pas concernés. Pour cela, il préconise d’adopter une approche scientifique.

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