-- -- -- / -- -- --
Op-Ed

Réconciliation, le dernier virage

Les remous concernant l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste continuent. La « clownocratie » affichée par nos « leaders » politiques de l’opposition, lire chefs de file des partis de la vitrine démocratique, a dépassé tous les ondoiements qu’aurait gaspillés une eau pour le fourrage, les détonations, l’exploration, la commercialisation, la vente, la domiciliation des factures… de ce gaz tant loué et décloué dans nos poèmes engagés.

Pourtant, la résolution politique ou même l’idée de la résolution définitive de cette affaire, surdimensionnée avec préméditation, paraît simple au départ.

Les partis politiques, incapables d’arguments visiblement, impuissants visiblement, sans base populaire, très visiblement également, sans base partisane brassant un spectre de spécialistes et d’élites adhérents à leur ligne… les partis politiques auraient pu mettre en avant l’idée d’un recours au peuple. Un référendum populaire. 

Se battre pour l’avis du peuple. Se taire pour le peuple à défaut de cracher l’inaudible refrain du vieux renard pouvant vendre des cercueils à 40 millions de places dans un dernier sourire tout en tenant entre ses dents un vieil article plus rusé nommé 87. La blague pour une fois est une bébête question : Où résident les partis politiques ? Au 87 rue de la Constitution. Subtilement, ils sont tous malades, assoiffés d’une seule « eau », celle qui fait tourner les vents de leur moulin pour mettre les gaz en direction d’al Mouradia. Et le peuple dans tout cela ? Pas de référendum, pas d’avis du peuple.

Il n’a pas besoin des mille et des cent respects. Il faut seulement le divertir par une technique vieille comme le monde, plus vieille encore que le président de la République : le chaud et le froid. La diversion. La manipulation. Comme à la sunna, après vingt minutes de sueur, de chaleur, faut une bonne douche froide pour motiver et faire travailler le cœur. C’est ça le peuple, le maintenir avec le chaud et le froid pour qu’il ne s’intéresse qu’à sa petite santé de tous les jours. Pour qu’il devienne incapable de penser au-delà d’un petit logement, au passage de droit constitutionnel, un petit boulot, au passage… Il est loin d’un référendum, le peuple.

Il n’y pense même pas. Et il est à des années lumière de détecter le sens d’une loi, contre le blanchiment d’argent votée avec la bénédiction et la célérité du bouraq portant les mains de leurs leveurs au Parlement. Cette loi qui coïncide bizarrement avec les presque injonctions stridentes des nouveaux oligarques algeriens. Pour comprendre, il faut revenir au bouraq et aux leveurs de mains, à la loi votée à l’insu de tout le monde comme à la belle époque du CNT…

C’est le point d’orgue de la réconciliation. Qui démontre deux choses : la première est que la réconciliation a touché même ceux qui ont mis la main dans la poche et les richesses des Algériens. La deuxième, une probable fin de mission d’un pouvoir qui s’apprête à déménager définitivement du 87, rue de la Constitution, une rue qui va changer pour nos soins avant de nous faire ses adieux. Nous l’avons dit, nous le redirons : Nos patriotes et nos martyrs vous maudissent !

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email