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Nationale

Recensement général du cheptel : L’impératif de disposer de statistiques exactes

Recensement général du cheptel : L’impératif de disposer de statistiques exactes

Le nombre réel du cheptel ovin ne dépasse pas les 17 millions, contrairement aux données communiquées auparavant qui ont fait état de 36 millions de têtes d’ovin. C’est ce qu’a affirmé, ce samedi, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Abdelhafidh Henni, lequel a fait savoir que le département de l’Agriculture a franchi des pas considérables en matière de numérisation.

Le temps des statistiques et données approximatives semble être révolu dans le secteur de l’Agriculture. Le ministre de l’Agriculture qui a réuni les cadres de son secteur a révélé les vrais chiffres du cheptel ovin dont dispose le pays, qui sont loin des chiffres avancés il y a quelques années. « Le nombre réel pour la filière ovine ne dépasse pas 17 millions de têtes, alors que le chiffre qui a été longtemps communiqué s’élevait à 36 millions de têtes », a déclaré le ministre de l’Agriculture, lequel a aussi affirmé que le recensement de la richesse animalière est achevé. « Cette opération nous a démontré les statistiques et chiffres réels de la richesse nationale en la matière, contrairement à ce qu’ont démontré auparavant les chiffres erronés », a souligné le ministre, signalant le lot de dépenses engendrées, relatives entre autres, à l’alimentation, soutien et accompagnement vétérinaire.

Le ministre a aussi noté les grand progrès enregistrés par son département en matière de numérisation de plusieurs services au niveau national et local. M. Henni a, dans cette optique, cité certains exemples d’applications développées et de plateformes numériques créées, lesquelles ont permis d’éradiquer la bureaucratie et d’instaurer la transparence.

La nécessité de disposer de données et statistiques exactes dans le secteur de l’agriculture a été, faut-il le rappeler, souligné par le président de la République, lors des Assises nationale de l’agriculture tenues le mois de février passé, signalant la nécessiter de bannir « les données approximatives ». L’enjeu étant faut-il le noter, la planification et l’orientation de l’investissement et des importations. Il avait alors évoqué « les disparités et l’incohérence » des chiffres publiés ces dernières années concernant les ressources agricoles nationales, notamment pour ce qui est du cheptel et des surfaces cultivées chaque saison.

Sur le registre de la sécurité alimentaire, le ministre de l’Agriculture a appelé à l’implication de l’ensemble des acteurs et des cadres du secteur pour la concrétisation des objectifs de l’Algérie en matière de sécurité alimentaire, notamment dans le contexte géopolitique.

Le ministre n’a pas manqué de mettre en avant les avancées enregistrées en Algérie en matière de sécurité alimentaire à travers l’amélioration de sa production locale et l’importation complémentaire, citant les rapports de la Banque mondiale ainsi de l’Organisation des Nations Unis pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qui a placé l’Algérie dans la première places des pays arabes et africains vu ses capacités, ses potentialités et son programme pour assurer la sécurité alimentaire.

Selon M. Henni, l’Algérie a pu sauver campagne de production céréalière (2022/2023), en dépit des conditions climatiques défavorables enregistrées. Cela, a-t-il estimé grâce à l’abondance de la production dans le sud du pays.

Il a en outre indiqué que stratégique de céréales et de lait en poudre a triplé, durant les deux dernières années, affirmant que le stock en 2019 permettait de couvrir les besoins d’un mois de consommation. « Maintenant grâce aux mesures prises, ce stock couvre les besoins nationaux à long terme », a-t-il précisé, signalant « la disparition de certaines pratiques qui dénotent la pénurie, soit les files d’attente ».

Par ailleurs, le premier responsable du secteur de l’Agriculture a évoqué l’autosuffisance en production de semences dans la filière céréalière. « Nous avons réussi à atteindre l’autosuffisance dans ce domaine. Cela a permis à l’Algérie d’économiser la valeur de 450 millions de dollars par an. C’est ça la vraie souveraineté alimentaire », a-t-il dit.



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