-- -- -- / -- -- --
Monde

Réaliste, Al-Assad promet des renforts pour le front

Réaliste, Al-Assad promet  des renforts pour le front

Le président syrien recadre les choses tout en donnant à son peuple et au monde entier une image d’un chef d’Etat responsable, rationnel et très au fait de la situation sur le terrain. Ainsi, Bachar al-Assad a reconnu hier pour la première fois que son armée avait subie des revers mais assuré que la guerre contre les rebelles n’était pas perdue

« Nous ne parlons pas de dizaines, ni de centaines mais de milliers de batailles et naturellement dans des batailles il y a des retraites, des victoires et des pertes.

Il y a des hauts et des bas », a-t-il dit à Damas à l’occasion de la Journée des martyrs. Le président syrien a souvent été accusé d’être un « autiste » par rapport à ce qui se déroule dans son pays, d’un homme complétement coupé des réalités et retranché dans son palais présidentiel à Damas.

Cette sortie d’al-Assad vient démentir un leitmotiv sans cesse rabâché par les Occidentaux et les médias arabes du Golfe. Bachar al Assad, et lors d’une apparition en public à Damas, a également affirmé que des renforts de l’armée syrienne arriveraient prochainement à Djisr el Choughour, une ville du nord-ouest du pays dont la prise fin avril par les terroristes a rapproché les lignes de front de la côte méditerranéenne. Des soldats syriens sont toujours assiégés dans un faubourg de cette ville de 50.000 habitants.

La capture de Djisr el Choughour par une alliance de groupes islamistes, dont le Front al Nosra, branche syrienne d’Al Qaïda, a marqué un nouveau revers pour les forces gouvernementales qui avaient déjà perdu Idlib en mars.

En prenant cette ville pour la première fois depuis le début de la guerre civile, il y a quatre ans, les insurgés se sont rapprochés de la province côtière de Lattaquié, d’une importance cruciale pour le gouvernement syrien. Par ailleurs, un rapport d’Amnesty International n’a pas été tendre avec les groupes terroristes, soutenus par les Occidentaux, même si le gouvernement n’a pas été épargné par cette ONG.

Les terroristes, eux, sont accusés de mener des exactions contre les populations qui leur sont hostiles. Ils utilisent « des armes imprécises, comme les obus de mortier et des roquettes artisanales fabriquées à partir de bouteilles de gaz qu’ils surnomment ‘les canons de l’enfer’ ». Ces projectiles ont causé la mort de 672 civils, 137 enfants, 80 femmes et 455 hommes, en 2014, d’après le bilan établi par l’Observatoire syrien des droits de l’homme, cité par Amnesty International. 

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email