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Nationale

Réactions internationales à l’élection de Tebboune

Réactions internationales à l’élection de Tebboune

Aussitôt les résultats annoncés, plusieurs pays étrangers ont réagi à l’élection de Abdelmadjid Tebboune. Si on a tenu à féliciter le 8e Président de l’Algérie indépendante, on n’a pas pour autant ignoré le mouvement populaire qui réclame le changement depuis maintenant dix mois.

Ainsi, les Etats-Unis félicitent l’Algérie pour la tenue de l’élection présidentielle et expriment le souhait de travailler avec le nouveau Président pour « promouvoir la sécurité régionale et la prospérité ». Dans un communiqué du département d’Etat américain, la nature des relations bilatérales a été évoquée. « Les Etats-Unis et l’Algérie jouissent d’un partenariat mutuellement respectueux et bénéfique », indique-t-on. Les Etats-Unis soutiennent cependant le droit des Algériens à exprimer pacifiquement leurs opinions. « Au cours de l’année écoulée, le peuple algérien a exprimé ses aspirations non seulement par les urnes, mais aussi dans les rues. Les Etats-Unis soutiennent le droit des Algériens à exprimer pacifiquement leurs opinions », note-t-on.

La Russie a, de son côté, félicité le candidat élu. Le ministère des Affaires étrangères Russe, qui s’est exprimé au nom du Président Vladimir Poutine, a indiqué que « la tenue du scrutin électoral est une étape importante dans le développement et le progrès de l’Algérie ». La Russie espère ainsi voir l’élection d’Abdelmadjid Tebboune à la tête du pays comme « une opportunité de consolidation des relations russo-algériennes ».

Le gouvernement espagnol a également présenté ses félicitations à Abdelmadjid Tebboune, considérant l’Algérie comme un « partenaire stratégique » de l’Espagne avec lequel elle maintient une coopération « exemplaire » dans plusieurs domaines. Le gouvernement espagnol se dit aussi « confiant de continuer à approfondir les relations avec l’Algérie dans cette nouvelle étape de réformes permettant de satisfaire les aspirations légitimes du peuple algérien et d’assurer la stabilité du pays ». Dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères, l’Espagne a qualifié l’Algérie de « partenaire stratégique » dans la région du Maghreb, exprimant son souhait de de « continuer cette coopération avec l’Algérie au profit de nos peuples et de la région euro-méditerranéenne dans son ensemble ».

Le président tunisien Kaïs Saïed a, dans un entretien téléphonique, félicité son homologue algérien. Il a fait part de sa volonté « d’impulser la coopération entre la Tunisie et l’Algérie et d’ouvrir de nouveaux horizons de manière à réaliser les aspirations des deux peuples frères et leur espoir de construire un avenir commun ».

Les monarchies du Moyen-Orient ont aussi réagi. Le prince du Qatar, le chef de l’Etat émirati, le roi de Bahreïn, l’émir du Koweït, le roi Abdallah de Jordanie, le sultan d’Oman, ont tous adressé leurs félicitations au Président algérien, lui souhaitant beaucoup de succès.

Cependant, la réaction qui risque de faire parler d’elle est celle du Président français Emmanuel Macron, qui a juste « pris note » de l’élection de Tebboune sans le féliciter, appelant au passage au dialogue entre les autorités et la population. Interpellé par un journaliste en marge du sommet qui se tient à Bruxelles, sur l’actualité politique algérienne en évoquant le scrutin présidentiel remporté par Tebboune, Macron répond : « J’ai pris note de l’annonce officielle que M. Tebboune a remporté l’élection présidentielle algérienne dès le premier tour ». Et d’ajouter : « Je souhaite que les aspirations exprimées par les Algériens trouvent une réponse dans le dialogue qui doit s’ouvrir entre les autorités et la population. » Selon lui, c’est aux Algériens

de trouver « les moyens dans le cadre d’un véritable dialogue démocratique », affirmant que la France se tient aux côtés du peuple algérien. Une position qui ne semble pas plaire au Président algérien fraîchement élu. Tebboune, qui a animé une conférence de presse quelques heures après l’annonce des résultats a déclaré : « Je ne vais pas lui répondre ! », avant de préciser : « Le Président français est libre de vendre sa marchandise dans son pays. Moi j’ai été élu par le peuple algérien. Et je ne reconnais que le peuple algérien. »

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