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Nationale

Rassemblement des médecins résidents

Rassemblement des médecins résidents

Des centaines de médecins résidents se sont rassemblés hier matin au CHU Mustapha-Pacha pour revendiquer l’annulation du caractère obligatoire du service civil. Ils ont également exigé l’amélioration de leurs conditions de travail et la révision de leur salaire.

Venus de la capitale, de Blida et de Tizi Ouzou, ces médecins en spécialisation se sont donné rendez-vous au CHU Mustapha en réponse à l’appel du Comité autonome des médecins résidents algériens (CAMRA) qui leur demande d’agir en rangs serrés pour faire entendre leur voix.

« Respect, unité, solidarité », « Résidents en colère », des slogans scandés en chœur par les protestataires qui menacent de paralyser les hôpitaux par des grèves, face à « l’indifférence de la tutelle qui continue de faire la sourde oreille ». 

Fermement attachés à leurs revendications, les résidents demandent la révision des lois et décrets relatifs au service civil, une revalorisation des salaires et la validation des formations spécialisées nationales et internationales effectuées par les résidents au cours de leurs cursus.

Le service civil oblige les médecins à exercer pendant un temps déterminé, allant d’une année à cinq ans (selon la spécialité), dans des structures publiques, souvent dans des zones isolées ou déshéritées, généralement dépourvues de praticiens spécialisés.

« On se retrouve souvent dans les zones reculées à exercer une spécialité autre que la nôtre et avec des moyens rudimentaires », a déploré une résidente.

Elle a expliqué le cas de sa consœur, spécialiste en anatomie pathologique, qui s’est retrouvée dans le Sud à travailler dans un centre quasi dépourvu de moyens et d’équipements médicaux alors qu’elle est censée exercer, de par sa spécialité, dans un laboratoire.

Les protestataires déplorent également les conditions de travail pénibles dans les régions dans lesquelles ils sont généralement affectés. 

Livrés à eux-mêmes sans plateau technique adéquat, sans logement ni moyens de transport, les résidents considèrent que le service civil est une sanction à leur encontre et une politique de santé qui a prouvé sans échec.

Le CAMRA tient à préciser que les résidents ne demandent pas l’annulation du service civil mais plutôt sa révision. « Au lieu de contraindre les médecins spécialiste d’effectuer le service civil au terme de leur cursus, la tutelle devrait plutôt les encourager à le faire à travers des mesures incitatives », a-t-on proposé.

Les représentants de ce collectif demandent notamment à ce qu’ils soient « traités comme les autres » Algériens. « Pourquoi l’Etat n’exige-t-il pas le service civil aux ingénieurs, aux architectes formés par l’université algérienne ? », s’indigne un médecin.

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