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Nationale

Rassemblement de soutien devant le tribunal de Sidi M’Hamed

Rassemblement de soutien devant le tribunal de Sidi M’Hamed

Des centaines de personnes ont observé ce lundi un rassemblement devant le tribunal de Sidi H’Mamed à Alger, revendiquant la remise en liberté des détenus d’opinion arrêtés lors des manifestations hebdomadaires. Ce sont les parents de ces détenus, accompagnés de citoyens lambda, qui ont organisé ce sit-in à l’occasion de la comparution de 42 des détenus devant le juge. Munis de pancartes portant les portraits des personnes arrêtées et du drapeau national, ces contestataires ont tôt investi les alentours du tribunal où devait se dérouler le procès de ceux poursuivis pour des faits en rapport avec le mouvement populaire.

Il s’agit d’une forte mobilisation remarquée en ce lundi, où les protestataires ont scandé entre autres : « Harirou elmou3takaline maba3ouch la cocaïne », (libérez les détenus, ils n’ont pas vendu de la cocaïne), « libérez nos enfants », ou encore « libérez les otages ».

Ils enchaînent avec une foultitude de slogans clamés chaque mardi et vendredi lors des marches hebdomadaires : « dawla madnya machi 3askarya » (Etat civil, pas militaire), « Adouna ga3 lahabs, chaab mahouch habess » (mettez nous tous en prison, le peuple ne va pas s’arrêter), « djazaier horra democratia » (Algérie libre et démocratique), « makach intikhabet m3a 3issabat » (pas d’élection avec les gangs).

À propos de ce procès, l’un des manifestants s’interroge sur les lois qui pénalisent le port de l’emblème amazigh. « Quelle loi interdit le port de cet emblème ; ce qui se passe est injuste, nous sommes tous frères et indivisibles », s’indigne-t-il.

Parmi les personnes devant comparaitre, figurent les noms de l’étudiante Nour Elhouda Yasmine Dahmani, arrêtée le 17 septembre et devenue le symbole du mouvement des étudiants et celui de Samira Messouci, élue à l’APW de Tizi Ouzou, arrêtée en juin à Alger.

Par ailleurs, le CNLD (Comité national pour la libération des détenus) cite, entre autres noms de détenus, dont le procès a été programmé hier, Yazid Kasmi, Zineddine Bouguettaya, arrêtés tous les deux le 5 juillet à Alger. Sont concernés également par les audiences de ce lundi Chatri Mouloud, Guerroudj Samir, Timsi Nacer, Ould Taleb Amine, Boudrâa Abderrahmane, Ouidir Khaled et Bibi Makhlouf, arrêtés le 21 juin à Alger, Bacha Abdelkader, Dechicha Fazil, Ghimouz Akram, Benkacem Karim Zinedine, Kasmi Zinedine, Ayad Yakoub et Bouanane Rzane, sous contrôle judiciaire depuis le 1er juillet. La liste comprend aussi Bareche Hafid, Agouazi Mohamed, Darouiche Alaa et Batlis Bakir, ainsi que Azougui Arezki, arrêtés le 28 juin à Alger. Belaifa Fatiha placée, elle aussi, sous contrôle judiciaire et Maâti Salah, arrêtés le 17 septembre à Alger. ElHadi Kichou, Amokrane Challah et Aouissi Mustapha Hocine arrêtés et mis en détention en juin dernier à Alger.

En ce qui concerne le procès, le procureur a requis deux ans de prison ferme et 100 000 dinars d’amende contre huit accusés, dans une ambiance très particulière, et la salle l’audience a connu une grande affluence.

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