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rapatriement des algériens à l’étranger: la crainte d’une infiltration des djihadistes

rapatriement des algériens à l’étranger: la crainte d’une infiltration des djihadistes

Il y a quatre ans, l’Europe tout entière avait été envahie par un flux considérable de migrants issus de différentes nationalités, notamment du Proche-Orient, dont la Syrie et l’Irak.

A cette date la Syrie, tout comme la Russie, avait alerté les dirigeants européens contre l’infiltration, très probable, de djihadistes parmi les migrants.

Malheureusement, les spécialistes de la lutte antiterroriste européens n’avaient pas accordé d’importance aux alertes.

A cette époque, l’ex-juge français spécialisé dans les affaires antiterroristes, Marc Trévidic, avait expliqué qu’une organisation terroriste comme l’Etat Islamique (EI) n’avait pas “besoin techniquement” d’envoyer des “combattants” infiltrés parmi les migrants clandestins, étant donné qu’elle disposait d’éléments recrutés dans le vieux Continent.

Cette analyse s’est révélé fausse par la suite et les attentats terroristes commis à Paris et à Saint Denis, le 13 novembre 2015, ont contredit l’ex-juge bordelais, puisque les autorités européennes en charge de la lutte contre le terrorisme ont précisé que nombre des auteurs présumés des attentats étaient des djihadistes de Daech, arrivés avec les migrants.

Il ne serait pas étonnant que les terroristes, qui ne s’encombrent pas de scrupules, exploitent la propagation du Covid 19 pour tenter de se déployer dans le monde, notamment suite à leur échec en Irak et Syrie.

Le 17 mai 2019, Interpol et Europol ont publié un document reconnaissant que les djihadistes de Daech optent pour l’infiltration des migrants en Europe.

Le document, l’éventualité que des groupes terroristes puissent utiliser les filières d’immigration clandestine pour entrer en Europe et/ou financer leurs activités est « préoccupant ».

Il n’est donc pas exclu que les djihadistes tentent d’exploiter le rapatriement de ressortissants par leurs pays. Les précaution de l’Etat algérien quant au rapatriement de ressortissants bloqués à Istanbul, en Turquie, vienne nous rappeler que la vigilance devrait être de mise contre les tentatives terroristes.

L’opération de rapatriement de 1 788 Algériens bloqués à Istanbul en Turquie, suite à la fermeture de l’espace aérien à l’effet de réduire les risques de la propagation de la pandémie de Coronavirus, sdébuté vendredi 3 avril et durera trois jours, a indiqué jeudi un communiqué du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales.

Le président de la République Abdelmadjid Tebboune avait annoncé, mardi, le lancement imminent du rapatriement des Algériens bloqués en Turquie ».

“Dans deux ou trois jours, nous entameront le rapatriement de ces ressortissants, graduellement, suivant la libération des structures réservées à la mise en quarantaine”, avait déclaré le président de la République lors d’une entrevue avec des représentants d’organes de presse nationaux diffusée sur la Télévision publique.

“Cette procédure concernera au début les familles, en attendant la vérification de l’identité des autres personnes”, avait-il précisé, tout en rappelant que l’Algérie avait déjà organisé, les 20 et 21 mars, “en dépit de

la fermeture de l’espace aérien”, des opérations de rapatriement de 1 800 citoyens à partir de la Turquie.

Une semaine auparavant l’Algérie avait été accusée de négligence pour le retard mis dans le rapatriement de ses ressortissants bloqués à Istanbul.

Le 26 mars dernier, le ministère algérien des Affaires étrangères a réagi, dans un communiqué, aux accusations de négligence concernant les ressortissants bloqués à l’aéroport d’Istanbul à cause du nouveau coronavirus, précisant que le problème qui retardait leur rapatriement concernait « la confirmation de l’identification d’un grand nombre d’entre eux ».

Le ministère a fait savoir qu’« un nombre grandissant chaque jour » d’Algériens en Turquie désirent rentrer au pays, ce qui « ne manque pas de susciter des interrogations, d’autant plus que la plupart d’entre eux ne présentent ni document de voyage ni passeport ».

Ce qui veut dire que l’Algérie craignait l’infiltration de terroristes parmi les ressortissants bloqués à Istanbul.

Certes, il y avait des ressortissants algériens bloqués à Istanbul, qui étaient en détresse et qui, chose incontestable, ont le droit au rapatriement dans leur pays dans les meilleurs délais.

L’objectif est d’empêcher les terroristes de ce qui est appelé “Etat Islamique” ou Daech d’accéder au pays, notamment ceux qui ont combattu en Syrie.

Une source au ministère des Affaires étrangères a fait part de l’existence de 160 personnes parmi celles exigeant leur rapatriement en Algérie et qui ne disposaient pas de passeport ni d’un autre document de voyage.

L’Algérie a entrepris le rapatriement de nombre de ses ressortissants depuis d’autres pays, dont la France, et le problème de non identification de nombre de ses ressortissants ne s’est posé qu’avec la Turquie, précise-t-on de même source. D’où l’alerte.

L’Algérie connaît le rôle joué par le président turc Erdogan dans le soutien de djihadistes contre Damas.

Les services de renseignement algériens ont tiré les leçons de l’infiltration de djihadistes parmi les migrants en partance vers l’Europe en 2016.

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