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Nationale

Raouia annonce le projet d’une banque à l’étranger

Raouia annonce le projet d’une banque à l’étranger

L’Algérie pense enfin à la création d’une banque à l’étranger pour capter l’épargne des émigrés algériens, notamment la communauté nationale établie en Europe, au Canada ou encore dans les pays du Golfe.

L’idée qui a été maintes fois proposée par les économistes et des députés pour capter l’argent dormant des nationaux établis à l’étranger a finalement trouvé un écho favorable auprès de l’argentier du pays. Le projet de création d’une banque au niveau international a été annoncé jeudi dernier par le ministre des Finances, Abderrahmane Raouia, qui a évoqué l‘intention du gouvernement de créer une banque à l’étranger pour la collecte de l’épargne de la communauté nationale. « Mais sans plus de précision ». Faut de motivation, l’Algérie n’a capté que 2 milliards de dollars des transferts d’argent des Algériens établis à l’étranger, selon les statistiques du Fonds international de développement agricole (FIDA) de 2016. Le rapport émanant de cette étude classe le pays bien derrière l’Égypte qui a engrangé 16,6 milliards de dollars et le Maroc avec 7 milliards.

L’introduction des produits islamiques au niveau des banques est aussi une manière de capter l’argent dormant dans les foyers des Algériens, qui refusent de déposer leur épargne dans les institutions bancaires en raison du système bancaire classique qui impose les taux d’intérêt. Pour attirer ce stock d’argent estimé à plusieurs milliards de dinars, le ministre a affirmé que la loi sur la monnaie et le crédit consacre le principe de création d’une banque publique qui permettra à ces institutions financières d’assurer des produits de ce genre à leurs clients, comme cela est en vigueur dans la banque Al Baraka et la Banque Al Salam. « Les banques publiques devront proposer ces produits dans un avenir proche, soit avant la fin de l’année en cours, notamment la CNEP Banque, la BDL et la BADR », a-t-il annoncé.

Par ailleurs, il a souligné que la rationalisation des dépenses nationales constituait « un impératif » pour toutes les économies en toutes circonstances, précisant que « la démarche du gouvernement vise la rationalisation des dépenses nationales et la réalisation de la croissance économique ». L’APN avait achevé vendredi matin l’examen du projet de loi complétant l’ordonnance relative à la monnaie et au crédit, avant d’écouter la réponse du ministre des Finances.

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