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Nationale

Ramdane Nazih à l’écoute des associations de Tizi-Ouzou

Ramdane Nazih à l’écoute des associations de Tizi-Ouzou

Dans le cadre de la campagne explicative sur la nouvelle constitution, qui sera soumise à la sanction référendaire le premier novembre de l’année en cours, et les grandes lignes de l’Algérie nouvelle, le conseiller du président de la république et chargé du dossier portant mouvement associatif et la diaspora, Ramdane Nazih, a rencontré, jeudi les représentants du mouvement associatif de la wilaya de Tizi-Ouzou à la maison de la culture Mouloud Mammeri.

En présence des autorités civiles et militaires, le conseiller du président de la république, a réceptionné toutes les doléances et suggestions de la société civile. C’est plus de quarante intervenants qui ont pris le micro. La plupart des interventions ont porté sur l’immobilisme des pouvoirs publics qui « n’ont pas su ou pu écouter la voix du mouvement associatif ». Et pour être plus explicite, les intervenants, dans leur écrasante majorité, ont exprimé auprès de Ramdane Nazih, leurs besoins propres aux associations qu’ils représentent. Un président d’une association a justement proposé  la tenue d’assises nationales du mouvement associatif, à partir desquelles sera dégagée une instance partenaire du gouvernement et autres forces vives du pays.

L’imam d’Ath-Yenni et non moins représentant de la zaouia locale, Nourredin Mechouit, a ébranlé la salle en jetant, à travers son discours, du vitriol sur presque l’ensemble des dirigeants du pays, notamment locaux. Alternant le kabyle, l’arabe et le français, Nourredine Mechouit a vigoureusement dénoncé « la partialité de l’administration vis-à-vis du monde associatif ». L’imam et chef de la zaouia d’Ath-Yenni a également dénoncé les flagorneurs professionnels et au même temps l’absence de clairvoyance des pouvoirs publics. « Ceux qui ont applaudi et accompagné l’ex-Président de la république, Abdelaziz Bouteflika, depuis son intronisation en 1999 jusqu’à son départ, sont en train de faire la même chose aujourd’hui à Abelmadjid Tebboune », a-t-il martelé pour faire part ensuite de son souhait de voir la justice poursuivre « sa campagne de nettoyage ».

Selon Nourredine Mechouit, les prédateurs de l’Algérie sont à tous les niveaux et pour que l’Algérie nouvelle soit réelle et effective, il est impératif de les éliminer.

Ramdane Nazih a promis de transmettre au président de la république toutes les doléances et toutes les suggestions qui lui ont été faites. Par ailleurs, il expliquera certains passages de la nouvelle constitution. Il s’agit entre autres des articles consacrés à l’arabe et l’amazighité qui restent « immuables ». Ramdane Nazih indiquera également que si autrefois, une loi restait inappliquée pendant longtemps, il ne sera désormais plus le cas à l’avenir, puisqu’un des articles de cette nouvelle constitution stipule qu’une loi devient exécutoire les 48 heures suivant sa promulgation. Le chargé du dossier du mouvement associatif et de la diaspora auprès de la présidence de la république avancera une « batterie » d’arguments, justifiant l’optimisme à nourrir quant à la prospérité attendant l’Algérie. Et dans ce sens, il mettra un accent particulier sur l’existence réelle de l’excellente ressource humaine dont dispose le pays, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Pour sa part, le wali, qui a pris la parole, rejettera certaines accusations portées contre l’administration. « Nous avons toujours été à l’écoute du mouvement associatif et nous lui avons porté aide et assistance».

En ce qui le concerne, le vice-président de l’APW dira qu’une association de bienfaisance n’est pas dans le besoin de demander une subvention, car cela est antinomique avec le principe moral qui la régit. « Il suffit juste d’être crédible pour que les bienfaiteurs, nombreux, lui assurent les dons dont elle a besoin », a-t-il ajouté.

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