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Nationale

Rachid Halet : «Un coup de force contre le FFS»

Rachid Halet : «Un coup de force contre le FFS»

Rachid Halet, membre du présidium du parti vient de porter la grave crise que vit le FFS sur la place publique au travers d’un entretien accordé hier au quotidien la Dépêche de Kabylie.

Le membre du présidium étale au grand jour la crise qui couvait depuis quelques mois au sein du parti et ne mâche pas ses mots pour qualifier de « coup de force contre le FFS » dont il est victime.

De même qu’il crie « au complot » et dénonce le silence des commanditaires parmi eux Ali Laskri, qu’il désigne nommément. Il accuse les trois autres membres du présidium du FFS de « chercher à tout prix à m’éliminer avant la tenue du congrès du parti ».

Pour lui, les membres de la commission de discipline « ne sont pas en cause », mais il pointe du doigt Ali Laskri qui « convoque, à tout bout de champ, le président de cette commission ». Halet a tenu à dénoncer les « pressions exercées » contre cette commission tout en estimant que « son problème est avec des personnes et non pas avec le FFS ». 

Il considère que cette commission « n’est pas concernée par mon affaire » car il s’agit, selon lui, d’un conflit entre lui et les trois autres dirigeants du présidium à savoir Ali Laskri, Mohand Amokrane Cherifi et Aziz Baloul.

 Depuis les sorties médiatiques des anciens ténors du FFS au début des années 1990, Said Khelil et Mustapha Bouhadef entres autres, jamais un haut responsable du premier parti de l’opposition ne s’est épanché sur le colonnes d’un journal pour dire tout le mal qu’il pense de sa formation et les multiples interférences extérieures que subit cette formation politique chère au défunt leader Hocine Ait Ahmed.

En effet, selon Halet, d’autres éléments, qu’ils soient intérieurs ou extérieurs au parti, « seraient bien dans cette feuille de route qui a été fixée avec mon élimination en prime ». L’aveu public d’un haut dirigeant du parti confirme ainsi la thèse d’une reprise en main du parti par un clan.

Revenant sur sa convocation par la commission des règlements des conflits pour samedi dernier à laquelle il n’avait pas répondu, Rachid Halet a confié qu’il a refusé de passer devant cette commission, « pour des raisons que j’exposerai publiquement au moment opportun » dit-il. Rachid Halet crie même son désarroi : « C’est une honte pour le parti.

C’est une trahison ; seul le congrès est habilité à trancher. Je me battrai jusqu’au bout, jusqu’au congrès national. » A l’appel lancé sur les réseaux sociaux par un groupe de personnes se réclamant comme militants du FFS pour occuper le siège national du parti à l’occasion du prochain conseil prévu les 9 et 10 décembre, Halet a soutenu « ne pas être en contact avec ces gens » tout en confiant qu’il est « extrêmement touché par la position des militants ».

Pour Rachid Halet, les militants doivent se mobiliser pour la défense du parti, notamment sa ligne politique et son fonctionnement démocratique pour protester pacifiquement « quelles que soient les circonstances ». Enfin Halet, qui s’est jusqu’à présent tu sur les purges et les renvois de militants et de cadres du parti, au simple fait qu’ils ne partagent plus la ligne politique du parti a condamné les pressions que subissent les militants et cadres du parti « qui ne sont pas d’accord avec les événements actuels ».

Halet, qui devait comparaître aujourd’hui devant la commission des règlements des conflits ne compte pas répondre à cette seconde convocation. Il doit, par contre, tenir une conférence de presse à Tizi Ouzou ces jours-ci pour faire éclater le scandale lié à sa probable éviction du parti.

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