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Rabah Madjer met les points sur les «i» et rassure

Rabah Madjer met les points sur les «i» et rassure

Comme il fallait s’y attendre la salle des conférence du centre technique de Sidi Moussa s’est avérée trop exigüe pour contenir le grand nombre de journalistes venu couvrir la première conférence de presse du nouveau staff technique de la sélection nationale composé de Djamel Madjer, Djamel Menad et Meziane Ighil nommé officiellement entant que tel la veille par le président de la FAF .

Le nouveau sélectionneur de l’équipe nationale de football, Rabah Madjer, s’est défendu après toutes critiques subit après l’annonce dans ‘air de sa nomination à la tête des Fennecs en affirmant qu’il disposait « des diplômes et compétences » requis pour diriger les Verts et qu’il ne s’était jamais éloigné du monde du football malgré son absence des bancs durant 11 années.

Il rappellera à ce titre ; »J’ai déjà entraîné la sélection nationale par le passé, en plus des clubs d’Al-Sadd et d’Al-Wakra au Qatar. Je dispose d’un diplôme d’entraîneur délivré par la FAF, un autre par le ministère de la Jeunesse et des Sports et d’un diplôme délivré à l’issue d’une session de formation à Clairefontaine (France) signé par l’ancien sélectionneur de France Aimé Jacquet.

Je sais que je ne fais pas l’unanimité et que je fais l’objet de critiques sur ma désignation mais je ne prête pas trop attention à ces choses. Je suis assez fort pour accepter ces critiques », a-t-il lancé au parterre de confrères.

L’ex numéro 8 à la talonnade légendaire sous les couleurs grand club Portugais du FC Porto persistera pour dire , »Même si ma dernière expérience en tant qu’entraîneur remonte à 2006, je n’ai jamais été loin du monde du football du fait que j’ai été consultant à la télévision pendant plusieurs années, analysant notamment les matchs des grands championnats européens.

Les studios de télévision m’ont beaucoup appris et je pense que cela ne va nullement constituer un handicap en vue de ma nouvelle mission avec la sélection ». 

Revenant avec une pointe de déception sur ses deux expériences avec les Verts, Rabah Madjer a affirmé qu’il avait souvent connu des problèmes qui ne lui ont pas permis de mener à bien sa mission. »

En 1994, j’ai été chargé de gérer la sélection, j’avais juste 32 ans et j’avoue que j’ai fait des erreurs. Je suis revenu en 2001 avec un objectif à moyen terme. A chaque passage, j’avais connu beaucoup de problèmes qui m’ont perturbé dans mon travail.

On m’avait mis des bâtons dans les roues, je ne suis pas le genre de personnes qui accepte qu’on lui impose tel ou tel joueur. Lors de mon dernier passage (2001-2002) j’avais effectué un gros travail mais malheureusement je ne suis pas allé jusqu’au bout », a-t-il regretté, assurant qu’il n’avait « aucune revanche à prendre ».

Et d’enchaîner : « Je peux réussir comme je peux échouer, l’erreur est humaine. Maintenant, je dois capitaliser ma précédente expérience pour essayer de rebâtir sur de bases solides cette équipe nationale », a-t-il conclu.

« Il ne faut pas s’attendre à trop de changements face au Nigeria »
Abordant le prochain match de la sélection nationale sous sa coupe face au Nigéria le Nigeria le 10 novembre à Constantine dans le cadre des éliminatoires du Mondial-2018, le conférencier a été très explicite en annoncant ; »

Je vous le dis aujourd’hui, il ne faut pas s’attendre à beaucoup de changements contre le Nigeria, on n’a pas assez de temps pour le faire. Mais ce qui est sûr, c’est qu’on devra faire confiance au joueur local pour le réhabiliter, il n’y aura pas de différence entre les locaux et les professionnels », a déclaré Madjer, accompagné de ses deux adjoints, Meziane Ighil et Djamel Menad .

Travailler en complémentarité avec Menad et Ighil

Sur ses deux là Madjer a été clair aussi ; »Avec Ighil et Menad, nous allons travailler d’une manière complémentaire »
« Juste après avoir été contacté par le président de la fédération Kheireddine Zetchi pour diriger la sélection, j’ai aussitôt pris attache avec Ighil et Menad pour leur demander de m’aider dans cette mission, ils n’ont pas hésité un instant pour dire oui et c’est tout à leur honneur. « Personne ne m’a imposé qui que ce soit.

C’est moi qui aie choisi Ighil et Menad, ce qui va me permettre de travailler en toute sérénité. Le technicien local est capable de donner le plus à condition de le soutenir », a-t-il tenu à préciser. « Ca n’a pas marché avec les techniciens étrangers pour plusieurs facteurs et dont le plus important est l’absence de la durabilité dans la préparation de l’équipe . On ne peut pas préparer la sélection en un seul mois.

L’entraineur local est là en permanence et c’est ce qui pourrait faire à mon sens la différence », a-t-il expliqué. Meziane Ighil a pour sa part relevé la nécessité de se concerter pour « prendre les décisions qu’il faut », même si selon ses propos le dernier mot revient au sélectionneur.

Idem pour l’ex baroudeurs des Verts et du Jumbo Jet, Djamel Menad, qui a indiqué avoir accepté cette mission pour servir la sélection et tenter de relancer les Verts dont les 

« résultats n’ont pas été à la hauteur depuis quelques mois ». »Mon vécu en tant que joueur puis entraîneur depuis 20 ans et ma modeste expérience peuvent servir cette équipe. J’espère être à la hauteur de la confiance placée en moi. Il y a une crise de résultats. Nous devons redresser la barre et surtout plaire au public. Chacun de nous doit contribuer à mettre sa pièce à l’édifice ».

En gentleman connu, Rabah Madjer a laissé entendre clairement que chacun de ses deux assistants méritait « d’être nommé sélectionneur au vu de leur passé dans le domaine de football ».

« Ni rancunier ni revanchard »

Le nouveau responsable des Fennecs s n’a pas raté l’occasion de s’annoncer comme un « rassembleur » en laissant clairement entendre qu’il ne marginaliserait aucun joueur avec comme le seul but de « rebâtir la sélection sur de solides assises ». »Avec moi, aucun joueur ne sera marginalisé, qu’il soit local ou bien évoluant à l’étranger.

J’insiste sur le profil idéal du joueur capable de donner un plus, peu importe où il joue, l’essentiel c’est qu’il a des qualités et qu’il défende les couleurs du pays avec amour et dévouement’’. »

L’objectif dans l’immédiat est de remobiliser les troupes vu que le moral a été lourdement affecté suite aux derniers mauvais résultats concédés. Madjer n’a pas caché son ambition de revaloriser le joueur local dans son projet sportif. »C’est vrai que je préfère donner l’occasion au joueur local mais cela ne veut nullement dire que je vais écarter les joueurs professionnels.

Des joueurs tels que Brahimi, Mahrez ou encore Feghouli ont tout donné pour la sélection et ce n’est pas aujourd’hui qu’on va leur tourner le dos », a expliqué Madjer.

Le nouveau sélectionneur d’El-kheddra a révélé qu’il allait programmer deux stages par mois, « un lors de la première semaine et un second lors de la dernière semaine au profit des joueurs locaux, en espérant une collaboration des clubs pour mettre à notre disposition les joueurs convoqués ».

Djamel Menad a pour sa part préconisé l’importance d’inverser la tendance » en formant à l’avenir « une équipe composée essentiellement de joueurs locaux pour pouvoir travailler constamment surtout que les dates de la Fédération internationale (Fifa) ne le permettent pas au vu des données actuelles ». 

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