-- -- -- / -- -- --
Culture

Questions redondantes

Questions redondantes

Deux colloques internationaux sur le cinéma national sont annoncés pour ce printemps 2016. L’un à Oran autour des enjeux de citoyenneté, du samedi 7 au lundi 9 mai, et l’autre autour des conditions et contraintes de la production cinématographique en Algérie à Constantine, les samedi 5 et dimanche 6 mars.

La tenue de tels colloques, de surcroît internationaux, est toujours bienvenue. Toujours est-il qu’elle nous renvoie forcément à la question redondante, celle de l’état de la production cinématographique, de ces espaces de diffusion et de distribution (salles et festivals).

A un mois et demi de la clôture de la manifestation Constantine capitale 2015 de la culture 2015, le département cinéma de cette dernière organise, le samedi et dimanche prochains, un colloque international sur les conditions et contraintes de la production cinématographique en Algérie, au palais de la culture Mohamed-Laïd Al Khalifa.

Il s’agira justement de comprendre les contraintes persistantes au niveau des productions cinématographiques, d’étudier les difficultés des réalisateurs et des scénaristes sur le terrain et considérer les contraintes des commissions de lecture.

Autant de sujets déjà abordés, mais qui restent toujours posés en raison de la complexité à aller vers des solutions adéquates, en particulier celles inhérentes à la fonction même de ses commissions de lecture (ou censure) des projets de films, à leur statut et à leurs prérogatives.

Toute lecture d’une œuvre ne peut s’effectuer sans l’indépendance d’une commission vis-à-vis des pouvoirs publics, dans le respect des règles de l’étique et de la déontologie.

Les débats du colloque de Constantine seront animés par des professionnels et des personnalités du secteur, notamment le critique Ahmed Bedjaoui et Belkacem Hadjadj (producteur et réalisateur). Leur contribution reste à chaque fois enrichissante, mais leur réflexion et/ou leurs propositions sont-elles prises en considération par la tutelle ?

D’un autre côté, quatre master classes seront organisés dans ce contexte, au palais de la culture Mohamed-Laïd Al Khalifa : technique d’éclairage cinéma avec Jean-Louis Bompoint, technique 3D virtuelle avec IFAZ Maatoub, technique son avec Mekisser Kamel, technique maquillage avec Faustina De Sousa.

Cela peut réjouir les participants, mais la qualité de l’enseignement dans les écoles (Ismas, école de cinéma à Ouled Fayet…) demeure telle une interrogation lancinante.

Le prochain colloque d’Oran, initié par le laboratoire des films révolutionnaires du cinéma algérien de l’université d’Oran 1 Ahmed-Benbella, apportera certainement sa brique à l’édifice autour d’une série de communications importantes comme Le cinéma de citoyenneté et l’idée de patries, Le cinéma et l’appartenance civilisationnelle.

Pour l’heure, le wali de Constantine a déjà annoncé : la clôture de la manifestation de la capitale 2015 de la culture arabe sera ponctuée par la réception d’une « multitude de projets liés aux secteurs de la culture, de la jeunesse et des sports, de la santé, des travaux publics et des transports ».

Il s’agit entre autres de cinq annexes de la maison de la culture, de la bibliothèque urbaine de Bab El Kantara et des travaux de réhabilitation de la Médersa et du centre des arts, mais rien en matière de cinéma. 

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email