-- -- -- / -- -- --
Nationale

Quelque 93.553 élèves ont rejoint les classes à Ghardaïa

Quelque 93.553 élèves ont rejoint les classes à Ghardaïa

A l’instar des neuf millions d’élèves à l’échelle nationale, à Ghardaïa ils étaient 93.553 élèves à retrouver les bancs de leurs écoles cette année.
Comme par le passé, des défaillances à différents niveaux sont signalées sur les plans organisationnel et financier. Des lacunes qui s’accumulent souvent d’année en année, rendant leur traitement difficile. Pour cette fois, la direction de l’Education de la wilaya est confrontée à une équation difficile à résoudre avec les surcharges monstrueuses dans certaines écoles.
Par ailleurs, Comme chaque année, cette nouvelle rentrée scolaire constitue désormais un véritable casse-tête pour la plupart des parents. À peine l’Aïd El-Kébir passé, avec les dépenses excessives qu’il avait occasionnées et celles liées à la fête qui le couronne, que les parents d’élèves se retrouvent face à une nouvelle équation : la rentrée scolaire. Rien qu’en y pensant, certains en ont les cheveux blancs.
Avec les exigences de ces deux échéances qui interviennent juste après les vacances d’été et toutes les tracasseries qui s’en sont suivies, les pauvres parents ne dorment désormais qu’avec un seul œil et ne savent plus à quel saint se vouer. Dans un contexte marqué par une conjoncture économique de plus en plus difficile, les parents, et plus particulièrement les petites bourses, se trouvent devant une situation difficile à supporter sur le plan financier. Après l’Aïd El-Kébir et la période estivale, les parents sont une fois de plus appelés à mettre la main à la poche pour accomplir un devoir pénible mais nécessaire : s’acquitter des frais d’inscription ou de réinscription en plus de l’achat des fournitures scolaires pour leurs rejetons.
Le constat est palpable aussi bien au sein des familles que chez les coiffeurs ou les librairies où tout le monde ne parle que de la rentrée scolaire qui constitue une véritable épine dans le pied des parents et qui vient s’ajouter cette année à l’autre calvaire des dépenses estivales. « À l’approche de la rentrée scolaire, j’ai toujours eu des vertiges, au regard des moyens que je dois déployer pour envoyer mes trois bambins à l’école », nous a confié un parent, pourtant, cadre dans une entreprise, dont l’inquiétude est à son comble. Et d’ajouter que la particularité de cette année réside dans le fait que l’Aïd a lieu dans la même période, autrement dit, des dépenses supplémentaires qui viennent accentuer les difficultés des parents.
Toutefois, c’est au milieu de tous ces soucis des familles pour cette rentrée scolaire, que le Ministre de l’Education Nationale, Abdelhakim Belaabed, en viste Mercredi à Ghardaia, d’où il avait donné le coup d’envois de cette nouvelle année scolaire 2019/2020, à partir « du CEM, de la Zone Scientifique ». Evoquant les grands axes de ce que sera cette nouvelle année scolaire, en insistant sur une plus grande efficience de la performance administrative et du travail pédagogique. Le Ministre a tenu à souligner aussi que le succès de cette année scolaire dépendra du rôle de chaque acteur du système éducatif et sa contribution au développement de ce même système, dans le cadre de la mise en œuvre continue de la réforme, lancée durant ces dernières années.
Lors de son allocutioni inaugurale à Ghardaia, le ministre a, également, souligné l’importance du rôle de l’école, grâce à sa contribution au développement de l’urbanisation, à la tolérance et la préparation à la vie sociale. Il a déclaré qu’il ne peut être question d’une école citoyenne de qualité sans enseignants compétents, de formateurs à la hauteur affirmant avoir fait de la formation continue des enseignants l’une des priorités de ces dernières années.
N’empèche qu’à Ghardaia, cette question avait été soulevée, à maintes reprises par les parents d’élèves qui avaient évoqué ce manque d’expérience, chez les nouvelles recrues, surtout avec le départ en retraite de quelques anciens enseignants de l’Education. Quant aux lacunes enregistrées cette année, de nombreux établissements scolaires connaissent des surcharges en matières du nombre d’élèves, pour ne citer que trois CEM : « Djaber-Ibn-Zeid, 1200 élèves. Hadj Brahim Ramdane, 1000 élèves. Rabie-Ibn-Habib, 960 élèves ».
Par ailleurs, à propos, des enseignants contractuels, il se trouve que ces derniers n’ont, à ce jour, pas perçu leurs salaires depuis deux années consécutives. Devant cette situation un peu particulière, le pouvoir public doit monter au créneau pour expliquer les raisons de ce désagrément, de ne ménager aucun effort pour améliorer la situation à l’intérieur des établissements scolaires en difficultés et surtout de calmer l’angoisse des enseignants contractuels privés de leurs payes.
Espérons que les rentrées scolaires des années à venir seront meilleures. 

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email