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Op-Ed

Quelle conscience ?

La mort existe bel et bien dans la vie, même si elle se fait souvent discrète. Il y a des morts moqueuses, d’autres tragiques. Il y en a de marrantes et rigolotes. Félines. Même si le destin de tout début est le titre de l’instinct d’éternité, la conclusion en porte un seul titre : fin. Et tout en possède une au moment de la naissance. Quel que soit le poste que l’être occupe. Quel qu’en soit le grade. La force… et même si l’on se croit les petits seigneurs des terres, des cieux et des mondes parallèles : l’aboutissement, c’est la fin.

Pour les chercheurs de vérités, la mort reste la seule réponse incontournable au Monde. Ce destin-là n’a besoin ni de théorie de Newton, ni de la poussée d’Archimède, ni de la relativité d’Einstein ni du théorème de Pythagore. Ni d’expérience pour observer et s’assagir. Ni de probabilités, ni de fatalisme pour se réaliser malgré nôtre inexpliquée rage de survivre. L’attraction terrestre, la plus juste, reste la mise sous dalle. La relativité c’est la disparition.

Cependant, l’éternité reste toujours possible pour les vulnérables éphémères que nous sommes. Tout à fait possible ! Possible, mais soumise à une seule revanche : Qu’avons-nous laissé de bien à nos proches ? Nos familles ? Nos amis ? Notre pays et notre patrie de cœur, comme d’adoption ? Qu’avons-nous osé durant le passage de l’oxygène dans notre sang ? Avons-nous eu l’audace de faire profiter nos semblables de cet air pour qu’ils respirent la paix et la tranquillité ? Avons-nous facilité des vérités pour que les êtres avec qui nous traitons, les êtres dont nous avons la responsabilité n’agonisent pas ?

Si la mort est délivrance, la vie est la juste bonne conscience des uns et des autres !
Nous nous sommes réveillés hier sur la nouvelle de la disparition de Malik Aït Aoudia. Un produit des deux pays faisant corps avec ces binationaux se disant progressistes en fréquentant les salons restreins de Paris. Un enfant qui pouvait apporter un plus à l’Algérie à partir de l’antenne du 115 boulevard Saint-Michel. Un enfant qui pouvait se passer de la formule du « qui-tue-qui » si bien articulée dans son œuvre filmée, si bien manigancée dans les caves à vin des mentors-manipulateurs trinquant avec des verres de cristal la fin de l’Algérie.
Un enfant materné par les Séverine Labat, elle-même diligentée par les réseaux libanais avant que le contemporain l’affecte au cas tunisien, par les José Garçon mal « perruquée », mal bichonnée par Aït Ahmed finissant par se faire choper en Algérie la main dans la came.

Que reste-t-il de tout cela ? Une histoire tragique ? Oui, certainement ! Une guerre qui continue par le chaud, le froid et l’intox. Une tragédie qui survit à beaucoup d’auteurs aujourd’hui disparus ; le dernier, Malik, ce francophile amoureux des courants berbéristes en France, ce séduit par les mouvements progressistes allant de l’extrême gauche à la gauche.

Ce binational que les autorités algériennes ont quelque part raté comme elles ont raté des millions constituant une force indiscutable mais hélas ne répondant pas au besoin national de former une élite d’émigrés capable de… Des millions considérés déjà comme déjà morts !

C’est à la fois marrant, rigolo, félin, tragique….

Repose en paix Malik !

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